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    <title> Blogcast - Recherche en cours</title>
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      <title>Un Fablab dans une fac?</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 00:15:10 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Blogcast-Recherche%20en%20cours-7.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/logo_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:151px; height:181px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;... c’est le &lt;a href=&quot;http://www.faclab.org/&quot;&gt;Faclab&lt;/a&gt; de l’université de Cergy-Pontoise.</description>
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      <itunes:subtitle>... c’est le Faclab de l’université de Cergy-Pontoise.</itunes:subtitle>
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      <title>Le rituel de la soutenance de thèse</title>
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      <pubDate>Fri, 13 Apr 2012 13:32:58 +0200</pubDate>
      <description>Le plus haut diplôme de l’université française… entouré du plus grand mystère…   Est-ce un examen ? un rite initiatique ? autre chose?? Sarah Bouché De Vitray est allé promener ses micros lors d’une soutenance de thèse en biologie.&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>Le plus haut diplôme de l’université française… entouré du plus grand mystère…   Est-ce un examen ? un rite initiatique ? autre chose?? Sarah Bouché De Vitray est allé promener ses micros lors d’une soutenance de thèse en biologie.&#13;</itunes:summary>
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      <title>Controverses à gogo</title>
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      <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 00:04:58 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Blogcast-REC124-iscc.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/poulet-vegetal.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:192px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Mercredi 7 se tenait &lt;a href=&quot;http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article1439&quot;&gt;un colloque&lt;/a&gt; organisé par l’&lt;a href=&quot;http://www.iscc.cnrs.fr/&quot;&gt;Institut des Sciences de la Communication du Cnrs&lt;/a&gt; (ISCC). Au menu :  les chercheurs dans les controverses, « Réflexion sur huit controverses entre science et société » &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;OGM, Changement climatique, Nanotechnologies, Perturbateurs endocriniens, Ondes électromagnétiques, Cellules souches, Hyperactivité infantile et Gouvernance de l’internet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Attirant ! et il y avait même des people parmi les intervenants : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Kempf&quot;&gt;Hervé Kempf&lt;/a&gt;, journaliste au Monde, ou encore &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Masson-Delmotte&quot;&gt;Valérie Masson Delmotte&lt;/a&gt;, alias VMD, climatologue et &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xcj8jg_clash-allegre-vs-climatologue-itv-o_news&quot;&gt;pourfendeuse en chef de Claude Allègre&lt;/a&gt;. OK, ce n’est pas Bratt Pitt, mais dans le domaine c’est quand même pas mal. Par l’odeur alléchée, je m’y suis précipité d’autant que cela se tenait au campus Michel-Ange, un magnifique bâtiment du CNRS à deux pas de Roland-Garros.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;8, c’est le nombre de controverses; 6, le nombre de tables rondes; 29, le nombre d’intervenants, et 10, le nombre de minutes par orateur. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dès la première table ronde, une question angoissante s’est mise a résonner dans un recoin de mon crâne : mais quels sont les objectifs d’une telle journée ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parfois, le ton était académique, un peu jargonnant. Cela pouvait faire penser à un colloque de recherche destiné à des spécialistes.  Non, 10 minutes par intervenant c’est trop court pour développer un raisonnement construit. D’ailleurs, personne ne s’y est risqué. Au contraire, c’était plutôt un défilé de généralités. Par moment cela frisait même le « Café du Commerce ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par exemple, le &lt;a href=&quot;http://www.prismedetete.net/ogm%C2%A0et-idees-recues-les-limites-du-deficit-model/&quot;&gt;modèle déficitaire&lt;/a&gt; était bien là! Si vous avez raté les épisodes précédents, le modèle déficitaire, c’est une vieille lune du siècle dernier qui postule que les controverses sociotechniques naissent de l’inculture scientifique.  On sait depuis belle lurette que ce n’est pas vrai. La preuve, les plus farouches opposants aux OGMs, par exemple, ont une expertise scientifique bien plus élevée que la moyenne. Ce n’est donc pas par ignorance qu’ils ne sont pas d’accord mais pour d’autres raisons : politiques, économiques ...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Croyez-le ou pas, le modèle déficitaire est ressorti des placards mercredi.&lt;br/&gt;Remixé par Hervé Kempf, journaliste au Monde, cela donnait: « Les rédacteurs en chef ont le niveau en science d’un élève de CM2, voilà pourquoi la science dans les médias c’est pas terrible. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Interprété par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Masson-Delmotte&quot;&gt;Valérie Masson Delmotte&lt;/a&gt;, climatologue c’était plutôt : « Les politiques, les décideurs, sont des quiches en science!! Il faudrait que le CNRS organise des cours du soir pour les remettre à niveau. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Affligeant… j’en étais réduis a livetweeter des vacheries quand j’ai eu un flash. Mais oui, bien sûr ! ils ont voulu monter un événement de vulgarisation pour un large public de candides. Une espèce de fête à Neu-Neu des controverses scientifiques. Mais non, c’était trop jargonnant, sans aucune illustration... bref, nullissime en terme de médiation scientifique. Impossible d’imaginer un tel spectacle dans un centre de CST, les orateurs sortiraient recouverts de plumes et de goudron.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et si il s’agissait pour l’ISCC, et par ricochet pour le CNRS sa tutelle, de montrer qu’ils gardent un œil attentif sur toutes les controverses ?  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;CNRS/ISCC - Gagnant/Gagnant&lt;br/&gt;Perdants : les intervenants, dont la plupart ont fait de leur mieux, mais vu le format ils ne pouvaient guère faire de miracle. &lt;br/&gt;Perdants : les malheureux dindons qui se sont tartiné pendant une longue journée ce grand moment de communication. &lt;br/&gt;JMG&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:subtitle>Mercredi 7 se tenait un colloque organisé par l’Institut des Sciences de la Communication du Cnrs (ISCC). Au menu :  les chercheurs dans les controverses, « Réflexion sur huit controverses entre </itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Mercredi 7 se tenait un colloque organisé par l’Institut des Sciences de la Communication du Cnrs (ISCC). Au menu :  les chercheurs dans les controverses, « Réflexion sur huit controverses entre science et société » &#13;&#13;OGM, Changement climatique, Nanotechnologies, Perturbateurs endocriniens, Ondes électromagnétiques, Cellules souches, Hyperactivité infantile et Gouvernance de l’internet.&#13;&#13;Attirant ! et il y avait même des people parmi les intervenants : Hervé Kempf, journaliste au Monde, ou encore Valérie Masson Delmotte, alias VMD, climatologue et pourfendeuse en chef de Claude Allègre. OK, ce n’est pas Bratt Pitt, mais dans le domaine c’est quand même pas mal. Par l’odeur alléchée, je m’y suis précipité d’autant que cela se tenait au campus Michel-Ange, un magnifique bâtiment du CNRS à deux pas de Roland-Garros.&#13;&#13;8, c’est le nombre de controverses; 6, le nombre de tables rondes; 29, le nombre d’intervenants, et 10, le nombre de minutes par orateur. &#13;&#13;Dès la première table ronde, une question angoissante s’est mise a résonner dans un recoin de mon crâne : mais quels sont les objectifs d’une telle journée ? &#13;&#13;Parfois, le ton était académique, un peu jargonnant. Cela pouvait faire penser à un colloque de recherche destiné à des spécialistes.  Non, 10 minutes par intervenant c’est trop court pour développer un raisonnement construit. D’ailleurs, personne ne s’y est risqué. Au contraire, c’était plutôt un défilé de généralités. Par moment cela frisait même le « Café du Commerce ». &#13;&#13;Par exemple, le modèle déficitaire était bien là! Si vous avez raté les épisodes précédents, le modèle déficitaire, c’est une vieille lune du siècle dernier qui postule que les controverses sociotechniques naissent de l’inculture scientifique.  On sait depuis belle lurette que ce n’est pas vrai. La preuve, les plus farouches opposants aux OGMs, par exemple, ont une expertise scientifique bien plus élevée que la moyenne. Ce n’est donc pas par ignorance qu’ils ne sont pas d’accord mais pour d’autres raisons : politiques, économiques ...&#13;&#13;Croyez-le ou pas, le modèle déficitaire est ressorti des placards mercredi.&#13;Remixé par Hervé Kempf, journaliste au Monde, cela donnait: « Les rédacteurs en chef ont le niveau en science d’un élève de CM2, voilà pourquoi la science dans les médias c’est pas terrible. »&#13;&#13;Interprété par Valérie Masson Delmotte, climatologue c’était plutôt : « Les politiques, les décideurs, sont des quiches en science!! Il faudrait que le CNRS organise des cours du soir pour les remettre à niveau. »&#13;&#13;Affligeant… j’en étais réduis a livetweeter des vacheries quand j’ai eu un flash. Mais oui, bien sûr ! ils ont voulu monter un événement de vulgarisation pour un large public de candides. Une espèce de fête à Neu-Neu des controverses scientifiques. Mais non, c’était trop jargonnant, sans aucune illustration... bref, nullissime en terme de médiation scientifique. Impossible d’imaginer un tel spectacle dans un centre de CST, les orateurs sortiraient recouverts de plumes et de goudron.&#13;&#13;Et si il s’agissait pour l’ISCC, et par ricochet pour le CNRS sa tutelle, de montrer qu’ils gardent un œil attentif sur toutes les controverses ?  &#13;&#13;CNRS/ISCC - Gagnant/Gagnant&#13;Perdants : les intervenants, dont la plupart ont fait de leur mieux, mais vu le format ils ne pouvaient guère faire de miracle. &#13;Perdants : les malheureux dindons qui se sont tartiné pendant une longue journée ce grand moment de communication. &#13;JMG&#13;</itunes:summary>
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      <title>Biomimétique : peut mieux faire </title>
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      <pubDate>Fri, 10 Jun 2011 14:54:00 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Blogcast-Recherche%20en%20cours-2.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/avion_oiseau.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:195px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Biomim%C3%A9tisme&quot;&gt;biomimétique&lt;/a&gt; s’inspire de créatures vivantes pour développer des dispositifs technologiques. Quelques inventions biomimétiques qui ont changé le monde :&lt;br/&gt;- le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Velcro&quot;&gt;velcro&lt;/a&gt; inspiré de la graine de Bardane,&lt;br/&gt;- les revêtements de douche autonettoyants inspirés de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Lotus&quot;&gt;feuille de lotus&lt;/a&gt;, jamais mouillée,&lt;br/&gt;- ou encore la tour Eiffel dont la structure est parait-il pompée sur celle d’un fémur.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La biomimétique a une belle cote d’amour. Copier des systèmes sélectionnées depuis des millions d’années pour être adaptés une fonction précise, l’idée paraît séduisante. On peut quand même se demander pourquoi le biomimétisme a une telle cote d’amour alors que ses réalisations sont assez mineure ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Surement parce que biomimétisme a des ambassadeurs très convaincants. Parmi eux l’américaine &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Janine_Benyus&quot;&gt;Janine Benuys&lt;/a&gt; qui dirige un groupe de réflexion et de conseil qui fait son beurre avec le biomimétisme. Elle a écrit «&lt;a href=&quot;http://www.biomimicryeuropa.org/news-media/news-biomimicry-europa/jeanine-benyuss-book-translated&quot;&gt;Biomimétisme&lt;/a&gt;», best-seller mondial qui  vient d’être traduit français. Un extrait de la 4e de couv:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; “Janine M. Benyus nous fait découvrir des applications efficaces et respectueuses de l'environnement, développées par des chercheurs pionniers […]. Elle nous révèle surtout la merveilleuse richesse de la nature, et nous incite à mieux l'observer pour...l'imiter.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Glissement intéressant : biomimétisme est associée au respect de l’environnement. Surement parce que dans «biomimétique» il y a «bio». Soyons sérieux, il n’y a aucune raison qu’un produit inspiré du vivant soit moins impactant pour l’environnement qu’un autre. La tour Eiffel est-elle moins polluante que l’arc de triomphe ? La question est stupide.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Autre apôtre du biomimétisme :&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Adnan_Oktar&quot;&gt; Harun Yahya&lt;/a&gt;. Harun Yahya est un prédicateur coranique turque qui inonde le monde, et spécialement la communauté scientifique, de ses livres, conférences, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=5TJIYbZh6Z4&quot;&gt;vidéos&lt;/a&gt;... Il semblerait qu’il ait des moyens assez illimités. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Son argumentaire est simple. &lt;br/&gt;- la nature est parfaite puisque crée par dieu,&lt;br/&gt;- les scientifiques s’en inspirent, c’est le biomimétisme,&lt;br/&gt;- c’est une bonne idée mais ils n’arriveront jamais à l’égaler.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Harun Yahya, Janine Benuys, vous omettez les innombrables domaines où l’homme fait beaucoup mieux que la nature sans la copier. Un seul exemple l’aviation. Aucune bestiole à ma connaissance n’est capable de voler à 900km/h à 10.000m d’altitude alors que le plus pataud des avions de ligne le fait les doigts dans le nez. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;OK en aviation, la messe est dite, la biomimétique a perdu. Pourtant il reste des biomiméticiens qui cherchent à toute force à s’inspirer du vol des oiseaux. Citons l’&lt;a href=&quot;http://urvam.free.fr/modules/tiny/&quot;&gt;URVAM&lt;/a&gt;, association qui promeut le vol musculaire à ailes battantes. La plus belle réussite de l’aile battante musculaire à ce jour : &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=0E77j1imdhQ&amp;feature=player_embedded&quot;&gt;l’ornitoptère&lt;/a&gt;, concentré de technologie et avion à pédale en même temps. En 2010, il  a volé à 1m50 du sol pendant 19sec.&lt;br/&gt;Dix ans plus tôt &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=pUk6I2bL7j0&quot;&gt;un variant motorisé&lt;/a&gt;, moins élégant et guère plus efficace.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Amis biomiméticiens, soyez fair-play, reconnaissez que l’homme parfois faire mieux que la nature sans pour autant s’en inspirer. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>La biomimétique s’inspire de créatures vivantes pour développer des dispositifs technologiques. Quelques inventions biomimétiques qui ont changé le monde :&#13;- le velcro inspiré de la graine de Bardane,&#13;- les revêtements de douche autonettoyants inspirés de la feuille de lotus, jamais mouillée,&#13;- ou encore la tour Eiffel dont la structure est parait-il pompée sur celle d’un fémur.&#13;&#13;La biomimétique a une belle cote d’amour. Copier des systèmes sélectionnées depuis des millions d’années pour être adaptés une fonction précise, l’idée paraît séduisante. On peut quand même se demander pourquoi le biomimétisme a une telle cote d’amour alors que ses réalisations sont assez mineure ? &#13;&#13;Surement parce que biomimétisme a des ambassadeurs très convaincants. Parmi eux l’américaine Janine Benuys qui dirige un groupe de réflexion et de conseil qui fait son beurre avec le biomimétisme. Elle a écrit «Biomimétisme», best-seller mondial qui  vient d’être traduit français. Un extrait de la 4e de couv:&#13; &#13; “Janine M. Benyus nous fait découvrir des applications efficaces et respectueuses de l'environnement, développées par des chercheurs pionniers […]. Elle nous révèle surtout la merveilleuse richesse de la nature, et nous incite à mieux l'observer pour...l'imiter.”&#13;&#13;Glissement intéressant : biomimétisme est associée au respect de l’environnement. Surement parce que dans «biomimétique» il y a «bio». Soyons sérieux, il n’y a aucune raison qu’un produit inspiré du vivant soit moins impactant pour l’environnement qu’un autre. La tour Eiffel est-elle moins polluante que l’arc de triomphe ? La question est stupide.&#13;&#13;Autre apôtre du biomimétisme : Harun Yahya. Harun Yahya est un prédicateur coranique turque qui inonde le monde, et spécialement la communauté scientifique, de ses livres, conférences, vidéos... Il semblerait qu’il ait des moyens assez illimités. &#13;&#13;Son argumentaire est simple. &#13;- la nature est parfaite puisque crée par dieu,&#13;- les scientifiques s’en inspirent, c’est le biomimétisme,&#13;- c’est une bonne idée mais ils n’arriveront jamais à l’égaler.&#13;&#13;Harun Yahya, Janine Benuys, vous omettez les innombrables domaines où l’homme fait beaucoup mieux que la nature sans la copier. Un seul exemple l’aviation. Aucune bestiole à ma connaissance n’est capable de voler à 900km/h à 10.000m d’altitude alors que le plus pataud des avions de ligne le fait les doigts dans le nez. &#13;&#13;OK en aviation, la messe est dite, la biomimétique a perdu. Pourtant il reste des biomiméticiens qui cherchent à toute force à s’inspirer du vol des oiseaux. Citons l’URVAM, association qui promeut le vol musculaire à ailes battantes. La plus belle réussite de l’aile battante musculaire à ce jour : l’ornitoptère, concentré de technologie et avion à pédale en même temps. En 2010, il  a volé à 1m50 du sol pendant 19sec.&#13;Dix ans plus tôt un variant motorisé, moins élégant et guère plus efficace.&#13;&#13;Amis biomiméticiens, soyez fair-play, reconnaissez que l’homme parfois faire mieux que la nature sans pour autant s’en inspirer. &#13;&#13;JMG&#13;</itunes:summary>
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      <title>Transhumanisme à la française</title>
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      <pubDate>Fri, 28 Jan 2011 23:26:28 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC107-GD-Transhumain.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/Hplus_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:212px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Aujourd’hui je vais vous parler du Transhumanisme, sujet que nous avions déjà croisé à “Recherche en cours” lors de l’émission avec &lt;a href=&quot;../Podcast/Entr%C3%A9es/2009/12/25_Encore_une_place_pour_Prom%C3%A9th%C3%A9e.html&quot;&gt;Rémi Sussan&lt;/a&gt;. Depuis cette émission, ce mouvement a progressé si j’ose dire, le “Progrès” étant quand même le leitmotiv des transhumains.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quand je parle de progrès, ici c’est un progrès dans la reconnaissance académique, voir politique. Il faut dire que cette communauté reste encore méconnue des français. Et que le mot est pour le moment associé à un courant de pensée plutôt anglo-saxon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Or, le 17 janvier dernier, ce n’est autre que le département de philosophie de la Sorbonne qui a pris l’initiative d’organiser une &lt;a href=&quot;http://www.philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/87-philotropes-blog-philosophique-julien-dutant/5981-conf--qu%5C'est-ce-que-le-transhumanisme-?-(17-janvier).html&quot;&gt;conférence sur le sujet&lt;/a&gt;; en collaboration avec &lt;a href=&quot;http://transhumanistes.com/&quot;&gt;Technoprog&lt;/a&gt;, l’Association Française du Transhumanisme.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est un évènement historique d’une certaine manière. Car jusqu’à présent, parler de transhumanisme était réservé à une communauté geek ou de “contre culture” comme le décrivait Rémi Sussan. Celui-ci a d’ailleurs participé à ces conférences en traitant de l’historique de ce mouvement, notamment de son lien avec la “pop” et “contre culture».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais il y a eu de nombreux autres types d’intervention, allant du pro à l’anti: &lt;a href=&quot;http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?article2998&quot;&gt;Jean-Michel Besnier&lt;/a&gt;, professeur de philosophie à la Sorbonne, a exposé sa synthèse socio-epistemologique, le chef de rédaction d’&lt;a href=&quot;http://www.automatesintelligents.com/&quot;&gt;Automates intelligents&lt;/a&gt; a pointé du doigt les potentiels dangers à adopter un “pro’z’elitisme” technologique ou le président de l’association belge &lt;a href=&quot;http://heales.org/FRENCH/&quot;&gt;HEALES&lt;/a&gt;, a exposé les potentiels technologiques d’une immortalité biologique. Bref, il y en avait pour tous les goûts et surtout pour tous les débats.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour moi le plus intéressant dans cette réunion d’experts et d’acteurs du mouvement, c’est la vision située du transhumanisme: le transhumanisme à la Française, à l’Européenne. Car, comme l’a rappelé le secrétaire général de Technoprog: le transhumanisme n’est pas réductible au dogme techno-scientifique libéral porté par la communauté anglo-saxonne, mais de manière plus générale, c’est une prise de position politique progressiste face à la technologie. De ce fait, il est totalement compatible de la combiner avec une posture progressiste sur le plan culturel et économique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, au lieu du traditionnel transhumanisme “à la californienne” visant l’amélioration de l’individu et la &lt;a href=&quot;http://www.sciences-et-democratie.net/dossiers-et-debats/les-nanotechnologies/convergence-nbic&quot;&gt;convergence NBIC&lt;/a&gt;, nos camarades transhumains français visent une niche inoccupée: le transhumanisme “de gauche”, où l’intégration de la technologie se fait pour le mieux de la société.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus surprenant encore, l’Europe, était également présente. Elle était représentée par le &lt;a href=&quot;http://conseileuropeendelart.org/&quot;&gt;Conseil Européen à l’Art&lt;/a&gt; qui a insisté sur la possibilité, voir la nécessité, de développer un transhumanisme “à l’européenne”. Il a été question notamment du projet: “In the name of Leonardo” qui cherche une convergence entre science et art, avec une visée technique et dans un cadre humaniste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle “Renaissance”? Avec la crise persistante de notre système politico-financier, j’aurais envie de dire: “il serait temps...”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;GD</description>
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      <itunes:subtitle>Aujourd’hui je vais vous parler du Transhumanisme, sujet que nous avions déjà croisé à “Recherche en cours” lors de l’émission avec Rémi Sussan. Depuis</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Aujourd’hui je vais vous parler du Transhumanisme, sujet que nous avions déjà croisé à “Recherche en cours” lors de l’émission avec Rémi Sussan. Depuis cette émission, ce mouvement a progressé si j’ose dire, le “Progrès” étant quand même le leitmotiv des transhumains.&#13;&#13;Quand je parle de progrès, ici c’est un progrès dans la reconnaissance académique, voir politique. Il faut dire que cette communauté reste encore méconnue des français. Et que le mot est pour le moment associé à un courant de pensée plutôt anglo-saxon.&#13;&#13;Or, le 17 janvier dernier, ce n’est autre que le département de philosophie de la Sorbonne qui a pris l’initiative d’organiser une conférence sur le sujet; en collaboration avec Technoprog, l’Association Française du Transhumanisme.&#13;&#13;C’est un évènement historique d’une certaine manière. Car jusqu’à présent, parler de transhumanisme était réservé à une communauté geek ou de “contre culture” comme le décrivait Rémi Sussan. Celui-ci a d’ailleurs participé à ces conférences en traitant de l’historique de ce mouvement, notamment de son lien avec la “pop” et “contre culture».&#13;&#13;Mais il y a eu de nombreux autres types d’intervention, allant du pro à l’anti: Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à la Sorbonne, a exposé sa synthèse socio-epistemologique, le chef de rédaction d’Automates intelligents a pointé du doigt les potentiels dangers à adopter un “pro’z’elitisme” technologique ou le président de l’association belge HEALES, a exposé les potentiels technologiques d’une immortalité biologique. Bref, il y en avait pour tous les goûts et surtout pour tous les débats.&#13;&#13;Pour moi le plus intéressant dans cette réunion d’experts et d’acteurs du mouvement, c’est la vision située du transhumanisme: le transhumanisme à la Française, à l’Européenne. Car, comme l’a rappelé le secrétaire général de Technoprog: le transhumanisme n’est pas réductible au dogme techno-scientifique libéral porté par la communauté anglo-saxonne, mais de manière plus générale, c’est une prise de position politique progressiste face à la technologie. De ce fait, il est totalement compatible de la combiner avec une posture progressiste sur le plan culturel et économique.&#13;&#13;Ainsi, au lieu du traditionnel transhumanisme “à la californienne” visant l’amélioration de l’individu et la convergence NBIC, nos camarades transhumains français visent une niche inoccupée: le transhumanisme “de gauche”, où l’intégration de la technologie se fait pour le mieux de la société.&#13;&#13;Plus surprenant encore, l’Europe, était également présente. Elle était représentée par le Conseil Européen à l’Art qui a insisté sur la possibilité, voir la nécessité, de développer un transhumanisme “à l’européenne”. Il a été question notamment du projet: “In the name of Leonardo” qui cherche une convergence entre science et art, avec une visée technique et dans un cadre humaniste.&#13;&#13;Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle “Renaissance”? Avec la crise persistante de notre système politico-financier, j’aurais envie de dire: “il serait temps...”&#13;&#13;GD</itunes:summary>
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      <title>Les liaisons numériques</title>
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      <pubDate>Fri, 8 Oct 2010 18:15:26 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Blogcast-Recherche%20en%20cours-1.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/A_Casilli_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:161px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;A l’occasion de la sortie de son livre, «Les liaisons numériques, vers une nouvelle sociabilité?» aux éditions du Seuil nous recevions le sociologue Antonio Casilli. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un livre a lire d’urgence pour tordre le cou aux poncifs qui entourent le web et ses usages. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voici la présentation de l’éditeur : «Aujourd'hui, nouer des amitiés, développer des relations professionnelles ou encore constituer un couple passe, pour un nombre croissant d'individus, par Internet. Pourtant, la croyance ingénue selon laquelle cette technologie serait, par nature, désocialisante persiste. Tout internaute serait-il aspiré dans une &amp;quot; réalité virtuelle &amp;quot; ? Eloigné de son monde, de ses proches, de son corps même, renaîtrait-il dans un cyberespace désincarné ? Ce mythe masque les liens étroits du réel et du virtuel, et fait fi de l'impossibilité de séparer pratiques sociales et usages informatiques. Continuer à penser le Web comme un espace qui transcende notre réalité est une erreur d'évaluation lourde de conséquences théoriques et politiques. Car les pratiques informatiques relèvent bien souvent du détournement : les usagers domestiquent les ordinateurs et s'en emparent pour explorer de nouveaux possibles, personnels ou collectifs. Nourri d'interviews et de témoignages de blogueurs, d'artistes, d'adeptes du sexe en ligne, de figures de la militance Internet, cet ouvrage montre que la sociabilité du Web se combine de manière multiple et complexe avec les liaisons amoureuses ou amicales, les relations de parenté et les rapports de travail. Si cette reconfiguration de notre être en société ne va pas sans risques, elle est aussi porteuse de surprises : sous le regard du sociologue, le Web invente des modalités neuves et fécondes du lien social.»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liaisonsnumeriques.fr/&quot;&gt;Le site&lt;/a&gt; associé au livre&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bodyspacesociety.eu/&quot;&gt;Le blog &lt;/a&gt;d’Anonio Casilli&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;../Podcast/Entr%C3%A9es/2009/12/12_Recherche_sur_les_corps_virtuels.html&quot;&gt;Un entretien&lt;/a&gt; avec Antonio Casilli&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>A l’occasion de la sortie de son livre, «Les liaisons numériques, vers une nouvelle sociabilité?» aux éditions du Seuil nous recevions le sociologue Antonio Casilli. &#13;&#13;Un livre a lire d’urgence pour tordre le cou aux poncifs qui entourent le web et ses usages. &#13;&#13;voici la présentation de l’éditeur : «Aujourd'hui, nouer des amitiés, développer des relations professionnelles ou encore constituer un couple passe, pour un nombre croissant d'individus, par Internet. Pourtant, la croyance ingénue selon laquelle cette technologie serait, par nature, désocialisante persiste. Tout internaute serait-il aspiré dans une &quot; réalité virtuelle &quot; ? Eloigné de son monde, de ses proches, de son corps même, renaîtrait-il dans un cyberespace désincarné ? Ce mythe masque les liens étroits du réel et du virtuel, et fait fi de l'impossibilité de séparer pratiques sociales et usages informatiques. Continuer à penser le Web comme un espace qui transcende notre réalité est une erreur d'évaluation lourde de conséquences théoriques et politiques. Car les pratiques informatiques relèvent bien souvent du détournement : les usagers domestiquent les ordinateurs et s'en emparent pour explorer de nouveaux possibles, personnels ou collectifs. Nourri d'interviews et de témoignages de blogueurs, d'artistes, d'adeptes du sexe en ligne, de figures de la militance Internet, cet ouvrage montre que la sociabilité du Web se combine de manière multiple et complexe avec les liaisons amoureuses ou amicales, les relations de parenté et les rapports de travail. Si cette reconfiguration de notre être en société ne va pas sans risques, elle est aussi porteuse de surprises : sous le regard du sociologue, le Web invente des modalités neuves et fécondes du lien social.»&#13;&#13;Le site associé au livre&#13;Le blog d’Anonio Casilli&#13;Un entretien avec Antonio Casilli&#13;&#13;  </itunes:summary>
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      <title>La revanche des esprits moyens</title>
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      <pubDate>Fri, 10 Sep 2010 20:02:49 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC98-La%20revanche%20des%20esprit%20moyens.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/hybrid_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Dans la forêt de projets de science participative « &lt;a href=&quot;http://fold.it/portal/&quot;&gt;Foldit&lt;/a&gt; », qu’on pourrait traduire par “pliez-le”, tient le haut du panier. Que veut-on plier ? Des protéines bien sûr ! Les protéines, quand elles sont fabriquées dans la cellule sont d’abord linéaires, comme des colliers de perles. En quelques nanosecondes, elles se replient sur elles-mêmes pour former une structure 3D essentielle à leur bon fonctionnement. Déterminer la structure 3D des protéines est un problème important en biologie. On peut le faire expérimentalement, dans un tube à essai, c’est long, coûteux, et cela ne marche pas avec toutes les protéines. On peut aussi le simuler par ordinateur, mais il faut une puissance de calcul énorme.&lt;br/&gt;Foldit est un jeu en ligne qui fournit à l’internaute de véritables séquences de protéines dépliées, à lui de trouver les solutions de repliement les moins coûteuses en énergie, les plus élégantes. Le jeu ne nécessite aucune connaissance en biochimie. &lt;br/&gt;Foldit existe depuis 2008, et &lt;a href=&quot;http://fold.it/portal/blog&quot;&gt;des championnats&lt;/a&gt; de repliement de protéines sont régulièrement organisés. Lors de ces championnats, des biochimistes professionnels sont confrontés à des joueurs acharnés de la communauté Foldit. Surprise, les meilleures équipes d’amateurs font a&lt;a href=&quot;http://www.nature.com/news/2010/100804/pdf/466685a.pdf&quot;&gt;u moins aussi bien&lt;/a&gt; (.pdf) que les équipes de professionnels.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La déculottée des maîtres&lt;br/&gt;Cela m’a rappelé une deuxième histoire :&lt;br/&gt;1997 : l’ordinateur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_Blue&quot;&gt;Deep Blue&lt;/a&gt; bat Garry Kasparov aux échecs. Garry Kasparov invente alors les &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Advanced_Chess&quot;&gt;échecs avancés&lt;/a&gt;, où l’homme ne combat plus l’ordinateur mais est assisté par la machine. &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2010/04/06/pdlt-quel-sorte-de-cyborg-voulez-vous-etre/&quot;&gt;Des tournois&lt;/a&gt; sont organisés où des équipes constituées de paire d’homme/machine, s’affrontent entres elles. Résultat étonnant : les paires gagnantes ne contiennent pas les meilleurs maîtres d’échec,  ni les programmes les plus performants … non, les paires gagnantes sont constituées de jeunes geeks, joueurs d’échecs moyens, qui utilisent des programmes d’échec grand public. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dompter les outils&lt;br/&gt;Ces 2 histoires semblent vouloir nous dire la même chose : pour certaines activités, ce n’est pas le degré de connaissance en soit qui importe, ce n’est pas non plus la puissance de la machine dont on dispose... Par contre, l’habileté à utiliser l’ordinateur: savoir quoi en attendre, à quel moment l’utiliser, quand ne pas l’utiliser, quand vaut-il mieux faire confiance à son intuition qu’à la machine… Ce sont ces compétences là qui font la différence. Pour le dire vite, ce qui décisif c’est savoir faire le meilleur usage de la machine.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au delà des échecs et du pliage de protéines, chercher la meilleure alliance possible avec les machines, c’est notre problème à tous face aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Et là, cela ne vous aura pas échappé, nous ne sommes pas tous égaux. Certains paramètrent savamment leur e-mail, gèrent les fils RSS et leur profil sur les réseaux sociaux, … en général, ceux-là savent aussi quand il faut couper la connexion. D’autres se débattent douloureusement avec ces outils, d’autres encore les boycottent et s’en privent, ou à l’inverse sombrent dans la surconsommation et l’overdose.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Heureusement que le système éducatif français dans sa grande sagesse l’a anticipé! Heureusement qu’il forme nos élites à maîtriser les usages et pas à ingurgiter des connaissances d’une utilité douteuse aussitôt oubliées une fois l’examen passé...  ;)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;   JMG</description>
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      <itunes:summary>Dans la forêt de projets de science participative « Foldit », qu’on pourrait traduire par “pliez-le”, tient le haut du panier. Que veut-on plier ? Des protéines bien sûr ! Les protéines, quand elles sont fabriquées dans la cellule sont d’abord linéaires, comme des colliers de perles. En quelques nanosecondes, elles se replient sur elles-mêmes pour former une structure 3D essentielle à leur bon fonctionnement. Déterminer la structure 3D des protéines est un problème important en biologie. On peut le faire expérimentalement, dans un tube à essai, c’est long, coûteux, et cela ne marche pas avec toutes les protéines. On peut aussi le simuler par ordinateur, mais il faut une puissance de calcul énorme.&#13;Foldit est un jeu en ligne qui fournit à l’internaute de véritables séquences de protéines dépliées, à lui de trouver les solutions de repliement les moins coûteuses en énergie, les plus élégantes. Le jeu ne nécessite aucune connaissance en biochimie. &#13;Foldit existe depuis 2008, et des championnats de repliement de protéines sont régulièrement organisés. Lors de ces championnats, des biochimistes professionnels sont confrontés à des joueurs acharnés de la communauté Foldit. Surprise, les meilleures équipes d’amateurs font au moins aussi bien (.pdf) que les équipes de professionnels.&#13;&#13;La déculottée des maîtres&#13;Cela m’a rappelé une deuxième histoire :&#13;1997 : l’ordinateur Deep Blue bat Garry Kasparov aux échecs. Garry Kasparov invente alors les échecs avancés, où l’homme ne combat plus l’ordinateur mais est assisté par la machine. Des tournois sont organisés où des équipes constituées de paire d’homme/machine, s’affrontent entres elles. Résultat étonnant : les paires gagnantes ne contiennent pas les meilleurs maîtres d’échec,  ni les programmes les plus performants … non, les paires gagnantes sont constituées de jeunes geeks, joueurs d’échecs moyens, qui utilisent des programmes d’échec grand public. &#13;&#13;Dompter les outils&#13;Ces 2 histoires semblent vouloir nous dire la même chose : pour certaines activités, ce n’est pas le degré de connaissance en soit qui importe, ce n’est pas non plus la puissance de la machine dont on dispose... Par contre, l’habileté à utiliser l’ordinateur: savoir quoi en attendre, à quel moment l’utiliser, quand ne pas l’utiliser, quand vaut-il mieux faire confiance à son intuition qu’à la machine… Ce sont ces compétences là qui font la différence. Pour le dire vite, ce qui décisif c’est savoir faire le meilleur usage de la machine.&#13;&#13;Au delà des échecs et du pliage de protéines, chercher la meilleure alliance possible avec les machines, c’est notre problème à tous face aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Et là, cela ne vous aura pas échappé, nous ne sommes pas tous égaux. Certains paramètrent savamment leur e-mail, gèrent les fils RSS et leur profil sur les réseaux sociaux, … en général, ceux-là savent aussi quand il faut couper la connexion. D’autres se débattent douloureusement avec ces outils, d’autres encore les boycottent et s’en privent, ou à l’inverse sombrent dans la surconsommation et l’overdose.&#13;&#13;Heureusement que le système éducatif français dans sa grande sagesse l’a anticipé! Heureusement qu’il forme nos élites à maîtriser les usages et pas à ingurgiter des connaissances d’une utilité douteuse aussitôt oubliées une fois l’examen passé...  ;)&#13;&#13;   JMG</itunes:summary>
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      <title>15 minutes pour convaincre</title>
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      <pubDate>Wed, 28 Apr 2010 16:44:49 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Blogcast-Recherche%20en%20cours.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/stararc_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:293px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Pour vous le printemps est synonyme de bourgeons qui éclosent, de pics hormonaux et autres douceurs. Dans les laboratoires, c’est aussi synonyme de &lt;a href=&quot;http://www.sg.cnrs.fr/drh/concours/cherch.htm&quot;&gt;concours d’entrée au CNRS&lt;/a&gt;. Chaque année, des centaines de candidats affluent vers Paris pour jouer leur avenir en 15 minutes d’oral. Le gros lot : un poste à vie au CNRS. La compétition est rude, de l’ordre d’un élu pour 30 candidats. La compétition est internationale, nombre de post-docs exilés aux Etats-Unis viennent tenter leur chance pour rentrer au pays. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’oral qui tue&lt;br/&gt;Vous avez bien lu : il s’agit d’un oral de 15 minutes (quinze), suivi tout de même de 10 petites minutes de discussion avec le jury. Si vous êtes un peu familier avec le monde du recrutement et des ressources humaines, vous êtes au courant qu’un entretien de si courte durée arrive juste devant l’astrologie et la graphologie en terme de fiabilité. Ajoutez à cela que les membres du jury sont des chercheurs lambda aucunement formés aux méthodes de l’entretien de recrutement…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un oral de quelques minutes, un jury d’amateur, cela ne vous rappelle rien ? Mais si, bien sûr, la &lt;a href=&quot;http://www.tf1.fr/star-academy/&quot;&gt;Star Academy&lt;/a&gt; (sauf qu’au CNRS les téléspectateurs ne peuvent pas voter). Certes, les candidats fournissent aussi un dossier écrit, un projet de recherche, permettant au jury de juger sur un autre critère que la prestation orale. Mais les candidats avec de bons dossiers sont nombreux... et au final il ne reste que l’oral pour les départager. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La naissance du flair&lt;br/&gt;Pour avoir trainé mes fonds de culottes dans ces concours CNRS, d’abord comme candidat, puis en tant que membre du jury je voudrai témoigner d’un phénomène curieux. A force de voir défiler les candidats, vous avez l’impression que vous développez une intuition : vous devenez capables de détecter les meilleurs. Comme les cochons qui trouvent des truffes. A quoi cela tient ? C’est impalpable, des intonations de voix du candidat, une façon de répondre aux questions, de l’assurance mais pas d’arrogance, une franchise dans le regard… ??&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bonne nouvelle : vos collègues, les autres membres du jury, ont aussi l’impression d’acquérir ce 6e sens. Mauvaise nouvelle : il est bien rare qu’ils flashent sur les mêmes candidats que vous! D’où des délibérations du jury homériques. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deux choses sauvent le système. La première c’est le temps, il faut bien que la délibération se termine un jour, donc le jury finit toujours par se mettre d’accord. La deuxième, c’est le grand nombre de bons candidats. Finalement, même en les sélectionnant à la courte paille, le CNRS aurait de bonnes chances d’engager de bons éléments. Au final le CNRS s’en tire, par contre, pour les candidats c’est d’une incroyable cruauté. Heureusement, cette année, comme le fait remarquer le bloggeur &lt;a href=&quot;http://tomroud.com/2010/04/19/nuages-sur-le-recrutement-des-chercheurs/&quot;&gt;Tom Roud&lt;/a&gt;, le nuage de cendre a permit à ceux qui venaient de loin de déclarer forfait en gardant la tête haute. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:summary>Pour vous le printemps est synonyme de bourgeons qui éclosent, de pics hormonaux et autres douceurs. Dans les laboratoires, c’est aussi synonyme de concours d’entrée au CNRS. Chaque année, des centaines de candidats affluent vers Paris pour jouer leur avenir en 15 minutes d’oral. Le gros lot : un poste à vie au CNRS. La compétition est rude, de l’ordre d’un élu pour 30 candidats. La compétition est internationale, nombre de post-docs exilés aux Etats-Unis viennent tenter leur chance pour rentrer au pays. &#13;&#13;L’oral qui tue&#13;Vous avez bien lu : il s’agit d’un oral de 15 minutes (quinze), suivi tout de même de 10 petites minutes de discussion avec le jury. Si vous êtes un peu familier avec le monde du recrutement et des ressources humaines, vous êtes au courant qu’un entretien de si courte durée arrive juste devant l’astrologie et la graphologie en terme de fiabilité. Ajoutez à cela que les membres du jury sont des chercheurs lambda aucunement formés aux méthodes de l’entretien de recrutement…&#13;&#13;Un oral de quelques minutes, un jury d’amateur, cela ne vous rappelle rien ? Mais si, bien sûr, la Star Academy (sauf qu’au CNRS les téléspectateurs ne peuvent pas voter). Certes, les candidats fournissent aussi un dossier écrit, un projet de recherche, permettant au jury de juger sur un autre critère que la prestation orale. Mais les candidats avec de bons dossiers sont nombreux... et au final il ne reste que l’oral pour les départager. &#13;&#13;La naissance du flair&#13;Pour avoir trainé mes fonds de culottes dans ces concours CNRS, d’abord comme candidat, puis en tant que membre du jury je voudrai témoigner d’un phénomène curieux. A force de voir défiler les candidats, vous avez l’impression que vous développez une intuition : vous devenez capables de détecter les meilleurs. Comme les cochons qui trouvent des truffes. A quoi cela tient ? C’est impalpable, des intonations de voix du candidat, une façon de répondre aux questions, de l’assurance mais pas d’arrogance, une franchise dans le regard… ??&#13;&#13;Bonne nouvelle : vos collègues, les autres membres du jury, ont aussi l’impression d’acquérir ce 6e sens. Mauvaise nouvelle : il est bien rare qu’ils flashent sur les mêmes candidats que vous! D’où des délibérations du jury homériques. &#13;&#13;Deux choses sauvent le système. La première c’est le temps, il faut bien que la délibération se termine un jour, donc le jury finit toujours par se mettre d’accord. La deuxième, c’est le grand nombre de bons candidats. Finalement, même en les sélectionnant à la courte paille, le CNRS aurait de bonnes chances d’engager de bons éléments. Au final le CNRS s’en tire, par contre, pour les candidats c’est d’une incroyable cruauté. Heureusement, cette année, comme le fait remarquer le bloggeur Tom Roud, le nuage de cendre a permit à ceux qui venaient de loin de déclarer forfait en gardant la tête haute. &#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Jeunes, Sciences et Web</title>
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      <pubDate>Fri, 9 Apr 2010 15:26:00 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC93-JMG.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/YOSCIWEB_2672_2681_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:360px; height:125px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;2 mots du programme &lt;a href=&quot;http://www.yosciweb.eu/&quot;&gt;Yosciweb&lt;/a&gt;. Sous ce charmant acronyme se cache les mots clefs Young Science et web. Yosciweb vous l’aurez compris est une étude qui porte sur la façon dont les jeunes perçoivent les sciences sur internet. Etude financée par la communauté européenne à hauteur de 500 000 € dans 7 pays dont l’Espagne, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France. C’est une première information: l’UE finance des travaux de recherche conséquents sur des questions liées à la culture scientifique et à sa diffusion.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La première partie du travail a consisté à disséquer une cinquantaine de sites web de vulgarisation dans les différents pays de l’étude. Quelques caractéristiques propres à chaque pays se dégagent : par exemple la science est présentée de façon plus drôle sur les sites anglo-saxons que sur les sites latins. A coté de ces spécificités locales, on trouve des constantes, des invariants. Par exemple : l’image du scientifique. Très fréquemment un homme blanc, d’âge mûr, une  blouse, chauve… Certes, internet révolutionne tout dans notre vie mais les bons vieux poncifs, les savants fous, les Pr Tournesol, on les retrouve quand même sur le web.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La deuxième partie du travail a consisté à interroger des jeunes de 12 à 18 ans sur leur rapport aux sciences sur le net.  Première question posée :  «Connaissez-vous un chercheur ?»&lt;br/&gt;Réponse : « Einstein !» &lt;br/&gt;«Bon, d’accord,  et vous en connaissez un autre ??»&lt;br/&gt;Réponse : «...mmmh, Newton ?»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les chercheurs cités sont des figures historiques et… ils sont morts. Même si certains connaissaient dans leur entourage un oncle, un voisin, exerçant le métier de chercheur, ils n’ont pas spontanément pensé à le citer. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Autre point surprenant : si vous deviez faire un site de vulgarisation pour un public jeune, vous le trufferiez d’images, de cartoons, d’animation flash, de machins jaillissants…En réalité, les jeunes interrogés pour Yosciweb n’y seraient pas très sensibles. Beaucoup trouvent que « cela fait bébé ». La meilleure preuve c’est que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;, qui n’est pas très glamour en terme de présentation, est le site qu’ils utilisent le plus pour y chercher des contenus scientifiques. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dernier point : la façon dont les jeunes perçoivent un site web.  Étonnamment, la notion même de site web leur est étrangère. L’internet, ils le vivent comme un espace homogène où l’on surfe de liens en liens, de pages en pages, en utilisant un moteur de recherche. L’idée que certaines pages sont regroupées entre elles dans une boîte qui s’appelle un site est déjà une idée de vieux.&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:subtitle>2 mots du programme Yosciweb. Sous ce charmant acronyme se cache les mots clefs Young Science et web. Yosciweb vous l’aurez compris est une étude qui porte sur la façon dont les jeunes perçoivent les sciences sur internet. </itunes:subtitle>
      <itunes:summary>2 mots du programme Yosciweb. Sous ce charmant acronyme se cache les mots clefs Young Science et web. Yosciweb vous l’aurez compris est une étude qui porte sur la façon dont les jeunes perçoivent les sciences sur internet. Etude financée par la communauté européenne à hauteur de 500 000 € dans 7 pays dont l’Espagne, les Pays-Bas, l’Angleterre et la France. C’est une première information: l’UE finance des travaux de recherche conséquents sur des questions liées à la culture scientifique et à sa diffusion.&#13;&#13;La première partie du travail a consisté à disséquer une cinquantaine de sites web de vulgarisation dans les différents pays de l’étude. Quelques caractéristiques propres à chaque pays se dégagent : par exemple la science est présentée de façon plus drôle sur les sites anglo-saxons que sur les sites latins. A coté de ces spécificités locales, on trouve des constantes, des invariants. Par exemple : l’image du scientifique. Très fréquemment un homme blanc, d’âge mûr, une  blouse, chauve… Certes, internet révolutionne tout dans notre vie mais les bons vieux poncifs, les savants fous, les Pr Tournesol, on les retrouve quand même sur le web.&#13;&#13;La deuxième partie du travail a consisté à interroger des jeunes de 12 à 18 ans sur leur rapport aux sciences sur le net.  Première question posée :  «Connaissez-vous un chercheur ?»&#13;Réponse : « Einstein !» &#13;«Bon, d’accord,  et vous en connaissez un autre ??»&#13;Réponse : «...mmmh, Newton ?»&#13;&#13;Les chercheurs cités sont des figures historiques et… ils sont morts. Même si certains connaissaient dans leur entourage un oncle, un voisin, exerçant le métier de chercheur, ils n’ont pas spontanément pensé à le citer. &#13;&#13;Autre point surprenant : si vous deviez faire un site de vulgarisation pour un public jeune, vous le trufferiez d’images, de cartoons, d’animation flash, de machins jaillissants…En réalité, les jeunes interrogés pour Yosciweb n’y seraient pas très sensibles. Beaucoup trouvent que « cela fait bébé ». La meilleure preuve c’est que Wikipedia, qui n’est pas très glamour en terme de présentation, est le site qu’ils utilisent le plus pour y chercher des contenus scientifiques. &#13;&#13;Dernier point : la façon dont les jeunes perçoivent un site web.  Étonnamment, la notion même de site web leur est étrangère. L’internet, ils le vivent comme un espace homogène où l’on surfe de liens en liens, de pages en pages, en utilisant un moteur de recherche. L’idée que certaines pages sont regroupées entre elles dans une boîte qui s’appelle un site est déjà une idée de vieux.&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Alan Turing et Belle de Jour</title>
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      <pubDate>Sun, 29 Nov 2009 22:15:11 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC84-2histoires.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/2histoires_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:196px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Malicieuse &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9&quot;&gt;sérendipité&lt;/a&gt;... En errant sur la toile voilà que je tombe sur 2 histoires bien troublantes:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La première est celle d’&lt;a href=&quot;http://uzine.net/article159.html&quot;&gt;Alan Turing&lt;/a&gt;, génial mathématicien anglais. Pionnier de l’intelligence artificielle. On lui doit la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_de_Turing&quot;&gt;machine de Turing&lt;/a&gt;, considérée comme le premier des ordinateurs. On lui doit aussi le décryptage du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Enigma_(machine)&quot;&gt;code Enigma&lt;/a&gt; utilisé par les Allemands pour leur communication pendant la 2nde guerre mondiale.  Décodage qui aurait été une des clefs de la réussite du débarquement de juin 44. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après la guerre, Alan Turing, devenu héros national, continue ses recherches à Cambridge. Un soir, il découvre son appartement cambriolé. A la police qui lui demande s’il sait qui l’a cambriolé il déclare naïvement : « Oui, c’est peut-être M. Arnold Murray, mon amant ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Turing était homosexuel. Au début des années 50, en Angleterre, la loi qui avait condamné &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Wilde&quot;&gt;Oscar Wilde&lt;/a&gt; 60 ans plus tôt, est toujours en vigueur. L’homosexualité est un délit. Turing est jugé, et pour éviter la prison il se soumet à la castration chimique. Quelques mois plus tard, le 7 juin 1954, Turing humilié, se suicide chez lui en croquant une pomme qu’il a préalablement empoisonnée au cyanure. Comme Blanche Neige. Alan Turing a 42 ans. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.greggore.com/dln021203.htm&quot;&gt;rumeur&lt;/a&gt; prétend que la « pomme croquée » aurait été choisie comme logo par Apple en hommage au père de l’informatique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une toute autre histoire, celle de « Belle de jour ». De 2003 à 2004, Belle de jour est call-girl à Londres. Elle &lt;a href=&quot;http://belledejour-uk.blogspot.com/&quot;&gt;blogue&lt;/a&gt; avec talent sur son expérience de call-girl et le buzz se concentre sur elle. Son témoignage, qui reste anonyme, fait l’objet d’un best-seller « &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Journal-intime-dune-call-girl-Belle/dp/2754000836/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259530426&amp;sr=8-1&quot;&gt;Le journal intime d'une call-girl&lt;/a&gt; ». Puis d’une &lt;a href=&quot;http://www.canalsat.fr/partagez-votre-tv/tous-les-articles/cid8377-journal-intime-d-une-call-girl.html&quot;&gt;série télévisée&lt;/a&gt;. Il y a quelques jours &lt;a href=&quot;http://lci.tf1.fr/monde/europe/2009-11/la-scientifique-renommee-etait-call-girl-de-luxe-5538987.html&quot;&gt;l’anonymat de Belle de Jour est tombé&lt;/a&gt; : Belle de Jour, alias Brook Magnanti, 34 ans, est une chercheuse respectée en épidémiologie à l’hôpital de Bristol. Elle travaille sur le cancer de la thyroïde chez les jeunes enfants. Elle déclare avoir, à l’époque, fait commerce de son corps pour pouvoir terminer son doctorat.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aucun rapport entre ces deux histoires de scientifiques si ce n’est qu’elles m’ont évoqué ce qui revient comme un leitmotiv dans la bouche de beaucoup de nos invités : «La science ne flotte pas dans les airs, c’est toujours dans les individus que cela se porte!»  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:subtitle>Malicieuse sérendipité... En errant sur la toile voilà que je tombe sur 2 histoires bien troublantes:&#13;&#13;La première est celle d’Alan Turing, génial mathématicien anglais. Pionnier de l’intellige</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Malicieuse sérendipité... En errant sur la toile voilà que je tombe sur 2 histoires bien troublantes:&#13;&#13;La première est celle d’Alan Turing, génial mathématicien anglais. Pionnier de l’intelligence artificielle. On lui doit la machine de Turing, considérée comme le premier des ordinateurs. On lui doit aussi le décryptage du code Enigma utilisé par les Allemands pour leur communication pendant la 2nde guerre mondiale.  Décodage qui aurait été une des clefs de la réussite du débarquement de juin 44. &#13;&#13;Après la guerre, Alan Turing, devenu héros national, continue ses recherches à Cambridge. Un soir, il découvre son appartement cambriolé. A la police qui lui demande s’il sait qui l’a cambriolé il déclare naïvement : « Oui, c’est peut-être M. Arnold Murray, mon amant ».&#13;&#13;Turing était homosexuel. Au début des années 50, en Angleterre, la loi qui avait condamné Oscar Wilde 60 ans plus tôt, est toujours en vigueur. L’homosexualité est un délit. Turing est jugé, et pour éviter la prison il se soumet à la castration chimique. Quelques mois plus tard, le 7 juin 1954, Turing humilié, se suicide chez lui en croquant une pomme qu’il a préalablement empoisonnée au cyanure. Comme Blanche Neige. Alan Turing a 42 ans. &#13;&#13;La rumeur prétend que la « pomme croquée » aurait été choisie comme logo par Apple en hommage au père de l’informatique.&#13;&#13;Une toute autre histoire, celle de « Belle de jour ». De 2003 à 2004, Belle de jour est call-girl à Londres. Elle blogue avec talent sur son expérience de call-girl et le buzz se concentre sur elle. Son témoignage, qui reste anonyme, fait l’objet d’un best-seller « Le journal intime d'une call-girl ». Puis d’une série télévisée. Il y a quelques jours l’anonymat de Belle de Jour est tombé : Belle de Jour, alias Brook Magnanti, 34 ans, est une chercheuse respectée en épidémiologie à l’hôpital de Bristol. Elle travaille sur le cancer de la thyroïde chez les jeunes enfants. Elle déclare avoir, à l’époque, fait commerce de son corps pour pouvoir terminer son doctorat.&#13;&#13;Aucun rapport entre ces deux histoires de scientifiques si ce n’est qu’elles m’ont évoqué ce qui revient comme un leitmotiv dans la bouche de beaucoup de nos invités : «La science ne flotte pas dans les airs, c’est toujours dans les individus que cela se porte!»  &#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Coup de mou pour la gravitation</title>
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      <pubDate>Mon, 16 Nov 2009 16:33:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC83-JMG.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/intro_matiererichard_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:206px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Vous trouverez dans le numéro de novembre du magazine La Recherche &lt;a href=&quot;http://www.larecherche.fr/content/actualite-matiere/article?id=26647&quot;&gt;un très intriguant dossier&lt;/a&gt; qui remet en cause les lois de la gravitation. Oui, oui, carrément, la gravitation : Newton, la pomme qui tombe…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Où est le problème ? L’univers est en expansion et les galaxies s’éloignent à une vitesse croissante. En mesurant cette vitesse d’éloignement, les astrophysiciens peuvent en déduire la masse et l’énergie totale contenues dans l’univers grâce justement aux lois de la gravitation. Petit souci : la masse-énergie calculée de cette façon est bien supérieure à celle que l’on est capable d’observer (les planètes, les étoiles,...). A tel point que nos astrophysiciens sont obligés de supposer que 96% de la masse-énergie de l’univers est invisible à nos yeux. L’essentiel de l’univers serait composé d’une hypothétique matière noire et énergie noire… Aussi poétique que dur à avaler! L’autre solution, qui commence à faire des émules, est de supposer que les lois de la gravitation ne s’appliqueraient pas à une si grande échelle. Le doute s’insinue d’autant plus qu’à petite échelle cette fois, l’échelle atomique, il est impossible de vérifier si ces lois s’appliquent car d’autres forces viennent masquer les effets de la gravitation. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pas si universelle la gravitation puisqu’elle ne s’appliquerait qu’à certaines échelles? Alors là, j’avoue qu’un mythe s’écroule. Naïvement je pensais que la physique édictait des lois valables partout en tout temps et quelque soit l’échelle à laquelle on observe. &lt;a href=&quot;../Podcast/Entr%C3%A9es/2009/10/9_La_Science_ou_des_sciences.html&quot;&gt;Claude Grignon&lt;/a&gt; la rangeait d’ailleurs dans les sciences nomothétiques.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est d’ailleurs une différence épistémologique entre physique et biologie : la physique établit des lois gravées dans le marbre et a très peu d’objets (quelques particules élémentaires qui se battent en duel). La biologie c’est tout l’inverse, elle a une flopée d’objets (cellules, biomolécules, organites, complexes macromoléculaires...) mais très peu de loi, quasiment que des cas particuliers.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A force d’&lt;a href=&quot;http://www.apses.org/debats-enjeux/analyses-reflexions/article/durcir-les-sciences-molles-mollir&quot;&gt;adoucir les sciences dures et de durcir les sciences molles&lt;/a&gt; tout ce petit monde va bien finir par converger, non? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:subtitle>Vous trouverez dans le numéro de novembre du magazine La Recherche un très intriguant dossier qui remet en cause les lois de la gravitation. Oui, oui, carrément, la gravitation : Newton, la pomme qui tom</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Vous trouverez dans le numéro de novembre du magazine La Recherche un très intriguant dossier qui remet en cause les lois de la gravitation. Oui, oui, carrément, la gravitation : Newton, la pomme qui tombe…&#13;&#13;Où est le problème ? L’univers est en expansion et les galaxies s’éloignent à une vitesse croissante. En mesurant cette vitesse d’éloignement, les astrophysiciens peuvent en déduire la masse et l’énergie totale contenues dans l’univers grâce justement aux lois de la gravitation. Petit souci : la masse-énergie calculée de cette façon est bien supérieure à celle que l’on est capable d’observer (les planètes, les étoiles,...). A tel point que nos astrophysiciens sont obligés de supposer que 96% de la masse-énergie de l’univers est invisible à nos yeux. L’essentiel de l’univers serait composé d’une hypothétique matière noire et énergie noire… Aussi poétique que dur à avaler! L’autre solution, qui commence à faire des émules, est de supposer que les lois de la gravitation ne s’appliqueraient pas à une si grande échelle. Le doute s’insinue d’autant plus qu’à petite échelle cette fois, l’échelle atomique, il est impossible de vérifier si ces lois s’appliquent car d’autres forces viennent masquer les effets de la gravitation. &#13;&#13;Pas si universelle la gravitation puisqu’elle ne s’appliquerait qu’à certaines échelles? Alors là, j’avoue qu’un mythe s’écroule. Naïvement je pensais que la physique édictait des lois valables partout en tout temps et quelque soit l’échelle à laquelle on observe. Claude Grignon la rangeait d’ailleurs dans les sciences nomothétiques.&#13;&#13;C’est d’ailleurs une différence épistémologique entre physique et biologie : la physique établit des lois gravées dans le marbre et a très peu d’objets (quelques particules élémentaires qui se battent en duel). La biologie c’est tout l’inverse, elle a une flopée d’objets (cellules, biomolécules, organites, complexes macromoléculaires...) mais très peu de loi, quasiment que des cas particuliers.&#13;&#13;A force d’adoucir les sciences dures et de durcir les sciences molles tout ce petit monde va bien finir par converger, non? &#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>La méthode REC</title>
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      <pubDate>Wed, 4 Nov 2009 15:46:18 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/La%20me%CC%81thode%20REC.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/LOGO-REC_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:145px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Prenons une découverte scientifique : la terre tourne du soleil. Honnêtement, cela ne vous fait ni chaud ni froid. D’ailleurs dans 5 minutes vous aurez oublié… qui tourne autour de quoi déjà ?? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Maintenant si je vous dis: la terre tourne autour du soleil, mais il a fallu des siècles pour le découvrir, et surtout pour le faire accepter. Des scientifiques ont été persécutés pour avoir osé affirmer cette évidence. Si Copernic et Galilée étaient à ce micro, ils nous raconteraient leurs parcours fait de doute, de passion, de luttes de pouvoir, d’échec, d’excitation, de déceptions… Si Newton était là, il nous expliquerait le bond en avant, théorique et pratique, que lui a autorisé cette découverte. Si Freud avait 5 minutes, il viendrait aussi nous raconter comment, selon lui, la découverte que l’homme n’est plus le centre du monde est la première humiliation infligée par la science au narcissisme humain.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voilà très précisément ce que nous cherchons à faire à REC : accompagner un contenu scientifique abstrait de son contexte, humain, historique, social et de ses conséquences, pratiques et théoriques. Par chance, c’est très facile à faire : les contenus scientifiques ne flottent pas dans les airs, c’est toujours des individus qui les portent. C’est cela qui leur donne de la saveur, qui transforme de la pure abstraction en une formidable aventure humaine susceptible de passionner tout le monde, même les plus rétifs à la science. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Second avantage de la méthode : à force d’entendre des scientifiques parler de leur métier, nous allons acquérir une familiarité avec le monde de la recherche. Familiarité essentielle si on veut un débat constructif entre science et société sur des questions qui font débat (OGM, nano, biodiversité, réchauffement…). Il faut que les différents acteurs se connaissent. Il faut que les modes de fonctionnement de la science soient transparents et un minimum familiers pour tout un chacun. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dernier avantage de la méthode : à force d’entendre des scientifiques évoquer leurs parcours on va tordre le cou au stéréotype du professeur Tournesol, du chercheur  totalement déconnecté de la réalité. En 5 ans de REC, plus d’une centaine de scientifiques se sont succédés à ce micro. Des biologistes, des sociologues, des physiciens, des ethnologues, des astronomes, des anthropologues, des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des drôles, des moins drôles, des didactiques, des spécialistes... bref, dans cette foule bigarrée, pas l’ombre d’un professeur Tournesol.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mine de rien, au fil des émissions, s’est composée sans qu’on l’anticipe, une mosaïque d’histoires de recherche qui nous renvoie une autre image de la science : celle d’une aventure humaine sans pareil qui a tous les atouts pour intéresser le plus grand nombre.&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:subtitle>Prenons une découverte scientifique : la terre tourne du soleil. Honnêtement, cela ne vous fait ni chaud ni froid. D’ailleurs dans 5 minutes vous aurez oublié… qui tourne autour de quoi déjà ?? &#13;&#13;Ma</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Prenons une découverte scientifique : la terre tourne du soleil. Honnêtement, cela ne vous fait ni chaud ni froid. D’ailleurs dans 5 minutes vous aurez oublié… qui tourne autour de quoi déjà ?? &#13;&#13;Maintenant si je vous dis: la terre tourne autour du soleil, mais il a fallu des siècles pour le découvrir, et surtout pour le faire accepter. Des scientifiques ont été persécutés pour avoir osé affirmer cette évidence. Si Copernic et Galilée étaient à ce micro, ils nous raconteraient leurs parcours fait de doute, de passion, de luttes de pouvoir, d’échec, d’excitation, de déceptions… Si Newton était là, il nous expliquerait le bond en avant, théorique et pratique, que lui a autorisé cette découverte. Si Freud avait 5 minutes, il viendrait aussi nous raconter comment, selon lui, la découverte que l’homme n’est plus le centre du monde est la première humiliation infligée par la science au narcissisme humain.&#13;&#13;Voilà très précisément ce que nous cherchons à faire à REC : accompagner un contenu scientifique abstrait de son contexte, humain, historique, social et de ses conséquences, pratiques et théoriques. Par chance, c’est très facile à faire : les contenus scientifiques ne flottent pas dans les airs, c’est toujours des individus qui les portent. C’est cela qui leur donne de la saveur, qui transforme de la pure abstraction en une formidable aventure humaine susceptible de passionner tout le monde, même les plus rétifs à la science. &#13;&#13;Second avantage de la méthode : à force d’entendre des scientifiques parler de leur métier, nous allons acquérir une familiarité avec le monde de la recherche. Familiarité essentielle si on veut un débat constructif entre science et société sur des questions qui font débat (OGM, nano, biodiversité, réchauffement…). Il faut que les différents acteurs se connaissent. Il faut que les modes de fonctionnement de la science soient transparents et un minimum familiers pour tout un chacun. &#13;&#13;Dernier avantage de la méthode : à force d’entendre des scientifiques évoquer leurs parcours on va tordre le cou au stéréotype du professeur Tournesol, du chercheur  totalement déconnecté de la réalité. En 5 ans de REC, plus d’une centaine de scientifiques se sont succédés à ce micro. Des biologistes, des sociologues, des physiciens, des ethnologues, des astronomes, des anthropologues, des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des drôles, des moins drôles, des didactiques, des spécialistes... bref, dans cette foule bigarrée, pas l’ombre d’un professeur Tournesol.&#13;&#13;Mine de rien, au fil des émissions, s’est composée sans qu’on l’anticipe, une mosaïque d’histoires de recherche qui nous renvoie une autre image de la science : celle d’une aventure humaine sans pareil qui a tous les atouts pour intéresser le plus grand nombre.&#13;</itunes:summary>
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      <title>Nobels pas beaux</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/10/23_Nobels_pas_beaux.html</link>
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      <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 13:27:01 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/Nobels%20anti-he%CC%81ros.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/nobel-pb_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:221px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La saison des Nobels touche à sa fin mais quand on est scientifique c’est toute l’année la saisons des Nobels car on peut assister à des conférences de prix Nobels. Expérience saisissante... D’abord il y a un coté people, on dévisage le conférencier « ah, je pensais pas qu’il était si jeune ! »,  « Regarde ! il a le dernier MacBook pro !!». Ambiance électrique, on a à faire à un personnage magique. On cherche à croiser son regard, à lui sourire, peut-être même oser lui poser une question?? Cela m’a agacé et je me suis intéressé aux Nobels antihéros. Au premier rang, une caisse pleine de Nobels ayant pris des positions  plus ou moins racistes ou eugénistes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les français &lt;a href=&quot;http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-des-figures-de-l-eugenisme-en-france-19582.php&quot;&gt;Charles Richet et Alexis Carrel&lt;/a&gt;, prix Nobel de médecine en 1912 et 1913 étaient tous deux eugénistes militants. Dans la même veine, l’américain William Shockley, co-inventeur du transistor, prix Nobel de physique en 1959, lui aussi fervent défenseur de l’eugénisme. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’avoue, que ceux-là je ne les connaissais pas et cela ne m’a pas affecté plus que cela. Par contre, ce qui m’a anéanti c’est &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Konrad_Lorenz&quot;&gt;Konrad Lorenz&lt;/a&gt;, mon héros quand j’étais petit qui déclare en 1940 : “Il faudrait, pour la préservation de la race, être attentif à une élimination des êtres moralement inférieurs encore plus sévère qu’elle ne l’est aujourd’hui”. &lt;br/&gt;Autre époque, allez vous me dire… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus près de nous, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Dewey_Watson&quot;&gt;James Watson&lt;/a&gt;, co-découvreur de la structure de l’ADN, s’est rendu célèbre pour ses propos (réitérés en 2008) sur l’infériorité génétique des noirs. Ou encore sur le prétendu «gène de l’homosexualité» dont la présence dans un fœtus pouvait, selon lui, justifier l’avortement. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus sympathique, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Kary_Mullis&quot;&gt;Kary Mullis&lt;/a&gt;, prix Nobel de Chimie en 1993, pour l’invention de la PCR, technique qui permet d’amplifier des fragments d’ADN. Kary Mullis écrit des livres où il relate entre autres ses trips sous LSD.  Et notamment sa rencontre avec un raton laveur luminescent qui lui aurait dit &amp;quot;Bonsoir Docteur&amp;quot;. A propos de cette expérience il déclare : &amp;quot;Je n'essaierai pas de publier un article scientifique sur ces choses, car je ne peux faire aucune expérience. Je ne peux pas faire apparaître de ratons laveurs luminescents. Je ne peux pas les acheter chez un fournisseur scientifique pour les étudier. Mais je ne renie pas ce qui s'est passé. La science qualifie cette expérience d'anecdote, car elle s'est produit d'une manière impossible à reproduire. Mais c'est arrivé.&amp;quot;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comme beaucoup de prix Nobels, Kary Mullis est visiblement sommé de donner son avis sur tout, et de préférence sur des sujets dont il n’est absolument pas spécialiste. Il a notamment émis des doutes sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. Ou encore sur l’origine virale du SIDA.  Il ne viendrait pas à l’idée, même au pire des journalistes sportifs, de demander à Rafaël Nadal son opinion sur l’avenir du PSG en 1ère division. En science, visiblement c’est différent. Comme si on croyait encore au scientifique humaniste qui a une vision globale de la science dans son ensemble et pas uniquement de son domaine de spécialité. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’espère que cette petite énumération, non exhaustive, vous aura permis de démythifier les prix Nobels. N’oublions pas que le Nobel distingue une découverte et pas un découvreur. La PCR et pas Kary Mullis. La structure de l’ADN et pas James Watson. C’est pour cette raison qu’aucun Nobel n’a été destitué, quelles que puissent être ses déclarations post-Nobel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:summary>La saison des Nobels touche à sa fin mais quand on est scientifique c’est toute l’année la saisons des Nobels car on peut assister à des conférences de prix Nobels. Expérience saisissante... D’abord il y a un coté people, on dévisage le conférencier « ah, je pensais pas qu’il était si jeune ! »,  « Regarde ! il a le dernier MacBook pro !!». Ambiance électrique, on a à faire à un personnage magique. On cherche à croiser son regard, à lui sourire, peut-être même oser lui poser une question?? Cela m’a agacé et je me suis intéressé aux Nobels antihéros. Au premier rang, une caisse pleine de Nobels ayant pris des positions  plus ou moins racistes ou eugénistes.&#13;&#13;Les français Charles Richet et Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1912 et 1913 étaient tous deux eugénistes militants. Dans la même veine, l’américain William Shockley, co-inventeur du transistor, prix Nobel de physique en 1959, lui aussi fervent défenseur de l’eugénisme. &#13;&#13;J’avoue, que ceux-là je ne les connaissais pas et cela ne m’a pas affecté plus que cela. Par contre, ce qui m’a anéanti c’est Konrad Lorenz, mon héros quand j’étais petit qui déclare en 1940 : “Il faudrait, pour la préservation de la race, être attentif à une élimination des êtres moralement inférieurs encore plus sévère qu’elle ne l’est aujourd’hui”. &#13;Autre époque, allez vous me dire… &#13;&#13;Plus près de nous, James Watson, co-découvreur de la structure de l’ADN, s’est rendu célèbre pour ses propos (réitérés en 2008) sur l’infériorité génétique des noirs. Ou encore sur le prétendu «gène de l’homosexualité» dont la présence dans un fœtus pouvait, selon lui, justifier l’avortement. &#13;&#13;Plus sympathique, Kary Mullis, prix Nobel de Chimie en 1993, pour l’invention de la PCR, technique qui permet d’amplifier des fragments d’ADN. Kary Mullis écrit des livres où il relate entre autres ses trips sous LSD.  Et notamment sa rencontre avec un raton laveur luminescent qui lui aurait dit &quot;Bonsoir Docteur&quot;. A propos de cette expérience il déclare : &quot;Je n'essaierai pas de publier un article scientifique sur ces choses, car je ne peux faire aucune expérience. Je ne peux pas faire apparaître de ratons laveurs luminescents. Je ne peux pas les acheter chez un fournisseur scientifique pour les étudier. Mais je ne renie pas ce qui s'est passé. La science qualifie cette expérience d'anecdote, car elle s'est produit d'une manière impossible à reproduire. Mais c'est arrivé.&quot;&#13;&#13;Comme beaucoup de prix Nobels, Kary Mullis est visiblement sommé de donner son avis sur tout, et de préférence sur des sujets dont il n’est absolument pas spécialiste. Il a notamment émis des doutes sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. Ou encore sur l’origine virale du SIDA.  Il ne viendrait pas à l’idée, même au pire des journalistes sportifs, de demander à Rafaël Nadal son opinion sur l’avenir du PSG en 1ère division. En science, visiblement c’est différent. Comme si on croyait encore au scientifique humaniste qui a une vision globale de la science dans son ensemble et pas uniquement de son domaine de spécialité. &#13;&#13;J’espère que cette petite énumération, non exhaustive, vous aura permis de démythifier les prix Nobels. N’oublions pas que le Nobel distingue une découverte et pas un découvreur. La PCR et pas Kary Mullis. La structure de l’ADN et pas James Watson. C’est pour cette raison qu’aucun Nobel n’a été destitué, quelles que puissent être ses déclarations post-Nobel.&#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Contempler ou penser ? [extrait du Boson Libre n°1]</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/7/11_Contempler_ou_penser_%5Bextrait_du_Boson_Libre_n%C2%B01%5D.html</link>
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      <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 11:19:06 +0200</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;Pour trouver la bonne réponse, et tout le monde cherche la bonne réponse, il faut d'abord trouver la bonne question. On aura beau louvoyer tel le plus habile des rhéteurs, on ne pourra jamais transfigurer une réponse mauvaise en bonne réponse si l'on n'a pas la bonne question. Quel meilleur endroit que le métro parisien pour chercher les questions qui conviennent à vos réponses ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les lecteurs du métro&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Certaines personnes lisent dans le métro. Il y a un fait remarquable concernant celles d'entre elles qui lisent des livres. Imaginez que vous aperceviez, assise dans votre wagon, une de ces personnes. Tout en affectant de ne pas vous intéresser au titre de son livre, notez précisément si la personne en est encore à la première moitié de son livre ou bien si elle est déjà en train de lire la seconde moitié. Par exemple, ayez sur vous un papier que vous aurez préalablement et délicatement découpé en deux colonnes : une colonne intitulée «  première moitié », l'autre colonne intitulée «  seconde moitié ». À chaque fois que vous rencontrez un lecteur de livres, dessinez minutieusement un petit bâton dans la colonne adéquate.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Répétez vos observations plusieurs fois, sur plusieurs jours, par exemple aux mêmes heures de la journée et sur la même ligne de métro. Au bout d'un nombre suffisamment élevé de mesures, comptabilisez le nombre de bâtons dans chacune des colonnes de votre bout de papier. Représentez vos mesures sur un histogramme. Si vous rencontrez une personne qui s'adonne ostensiblement au même travail que vous, proposez-lui de descendre à la prochaine station, afin d'aller boire un verre au premier café venu et comparer vos résultats.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous remarquerez alors, tout en sourcillant de perplexité, que la première colonne est toujours beaucoup, beaucoup plus remplie que la seconde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce qu'on en dit&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Devant ce résultat sans appel, la première réaction saine consiste à se dire qu'il est futile. La deuxième réaction saine consiste à s'émerveiller de ce que la seule contemplation de votre environnement, quel qu'il soit, permette de deviner l'existence de toute une montagne de faits aussi simples et aussi surprenants, certains n'étant pas futiles. Vous pourrez vous contenter de cette simple contemplation du monde qui vous entoure, sans n'en rien penser qui soit formulable. Mais si le cœur vous en dit, vous pourrez allez plus loin et essayer de comprendre. Contempler, avoir un résultat reproductible par les autres, puis essayer de comprendre. Ça, c'est faire de la science (de la nature). Physique, chimie, biologie, biochimie, biophysique, physico-chimie, etc. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous contempliez. C'est déjà très bien. Puis vous avez réduit ce que vous contempliez à un bête histogramme à deux colonnes. C'est très réducteur. Mais c'est ainsi que fonctionnent les sciences de la nature. Le merveilleux, c'est qu'il apparaît, dans la compréhension de la nature, des choses universelles. Et on ne finit jamais de s'en émerveiller. Voilà pourquoi le scientifique qui contemple avant de penser est au moins plusieurs fois gagnant. Sa victoire est dans la contemplation de la nature, la compréhension de la nature et la contemplation de ce qui émerge de cette compréhension.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et voilà un peu pourquoi les personnes qui pensent sans contempler sont d'un terrible ennui pour le contemplateur. Contemplons avant de penser.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par Victor Iyeux&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Y-a un hic!</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/6/18_Y-a_un_hic%21.html</link>
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      <pubDate>Thu, 18 Jun 2009 18:12:38 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.oeil-vif.org/spip.php?article752&quot;&gt;Grand sondage&lt;/a&gt; sur les franciliens et la recherche. Rien de fracassant dans les résultats, si  ce n’est une curieuse anomalie: 74% des franciliens considèrent que la recherche est l’affaire de tous (et pas uniquement des scientifiques), pourtant ils ne sont plus que 43% à vouloir participer à des tables rondes où à des débats avec des chercheurs...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Schizophrénie du grand public ? «c’est mon affaire mais je ne veux pas en discuter avec les scientifiques!»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A moins que les chercheurs ne soient jugés comme a priori tellement rébarbatifs qu’on ne brûle pas d’envie de venir les écouter? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ou bien cela exprime le désir d’un nouveau type de dialogue avec le monde de la recherche. Assez des tables rondes et des conférences de vulgarisations où les scientifiques viennent pour instruire et/ou convaincre et/ou rassurer et/ou susciter des vocations mais jamais vraiment pour échanger?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et si le grand public avait soif d’un dialogue pluri-directionnel où les scientifiques ne seraient que des interlocuteurs parmi d’autres acteurs (monde économique, politique, associatif, artistique...)?  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un dialogue collaboratif où les savoirs issus des sciences se frottent et se transforment au contact d’autres types de savoirs. Ce que &lt;a href=&quot;../Podcast/Entr%C3%A9es/2009/3/27_Science_et_ou_soci%C3%A9t%C3%A9.html&quot;&gt;JP Alix&lt;/a&gt;, en charge des questions science et société au CNRS, appelle le «grand dialogue»? Les &lt;a href=&quot;http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2009/06/12/399-qui-connait-les-conferences-de-citoyens&quot;&gt;conférences de citoyens&lt;/a&gt; seraient-elles une des modalités du «grand dialogue»? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Qu’en pensez-vous?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <title>Multitâche pour monomaniaque</title>
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      <pubDate>Fri, 12 Jun 2009 17:30:49 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC76-JMG.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/multitasking01_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:143px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Si vous vivez avec un adolescent, il ne vous aura pas échappé qu’il a développé des capacités curieuses : il est capable de tchater avec 10 personnes simultanément tout en relevant son email et en regardant un DVD d’un œil distrait son iPod sur les oreilles. Comme si son cerveau était devenu multitâche…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette notion de « cerveau multitâche » est polémique, elle nous vient directement de l’informatique, pas des neurosciences (ce sont les ordinateurs qui font tourner plusieurs programmes simultanément). Le cerveau est-il multitâche ? Pas franchement, difficile de mener simultanément plusieurs tâches qui sollicitent les mêmes ressources. On peut écrire et mâcher un chewing-gum en même temps mais pas lire et faire des multiplications simultanément.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Donc, a priori, le cerveau de notre adolescent n’est pas devenu multitâche mais par contre il est capable de zapper rapidement entre diverses tâches en cours. Bien sur, internet, les emails, le téléphone portable, les réseaux sociaux, sont des tentations permanentes de zapping. Le phénomène ne touche pas que les adolescents. Nous aurions en moyenne 8 fenêtres ouvertes sur notre écran d’ordinateur et nous changeons de fenêtre en gros toutes les 25 secondes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quelles sont les conséquences de ce zapping ? Le discours dominant nous dit : c’est mal.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	-	d’abord cela serait &lt;a href=&quot;http://www.thenewatlantis.com/publications/the-myth-of-multitasking&quot;&gt;mauvais pour la santé&lt;/a&gt;, nous sécrétons lors de ces sessions de zapping répétées de l’adrénaline et des hormones de stress qui, à la longue, sont nocives.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	-	selon une &lt;a href=&quot;http://libertesinternets.wordpress.com/2008/04/09/pour-votre-cerveau-le-multi-taches-cest-encore-pire-que-le-cannabis/&quot;&gt;autre étude&lt;/a&gt;, le zapping ferait même baisser votre QI de plus de dix points, soit deux fois plus que si vous aviez consommé du cannabis.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	-	enfin, en terme de productivité c’est pas terrible. &lt;a href=&quot;http://innovationthoughts.wordpress.com/2007/03/29/gnration-zapping-et-multitche-plus-ou-moins-efficace-au-travail-et-dans-la-vie/&quot;&gt;Une étude&lt;/a&gt; sortie de chez Microsoft, montre que le temps moyen de retour à une activité normale d’un employé qui relève son email est de 15 min… A l’échelle des USA, la perte de productivité s’élèverait à &lt;a href=&quot;http://www.thenewatlantis.com/publications/the-myth-of-multitasking&quot;&gt;650 billions&lt;/a&gt; de dollar/an. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En zappant vous avez le sentiment d’être efficace puisque vous menez plusieurs choses de front, en réalité c’est tout l’inverse car vous perdez un temps fou à vous refocaliser à chaque changement de tâche. Voilà, donc en gros le discours dominant c’est :&lt;br/&gt;Faîte attention à votre attention ! Concentrez-vous ! Ne faites qu’une seule chose à la fois ! C’est là que vous serez le plus performant car votre cerveau n’est pas multitâche !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A l’opposé de ce discours, d’autres voix défendent le zapping et louent les mérites de la distraction en faisant remarquer que le zapping est &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/05/27/sommes-nous-multitaches-22-peut-on-mesurer-les-benefices-de-la-distraction/&quot;&gt;un puissant générateur d’association d’idées&lt;/a&gt;.  C’est le principe de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9&quot;&gt;serendipité&lt;/a&gt; qui dérive du terme anglais «serendipity» et qui décrit une expérience bien connue des internautes : si vous vous baladez de liens en liens, au hasard de vos clics vous suivez un chemin imprévisible qui aboutit très souvent à ce que vous ne cherchiez pas. Le processus est très créatif. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Enfin, il y a aussi &lt;a href=&quot;http://nymag.com/news/features/56793/&quot;&gt;ceux&lt;/a&gt; qui pensent que la neuroplasticité du cerveau est telle qu’il est en train d’évoluer à grande vitesse stimulé par le zapping. Notre cerveau n’est pas multitâche mais il le deviendrait. Pour le moment, il n’y a pas vraiment d’arguments qui vont dans ce sens. Quand bien même cela serait le cas, il resterait à comprendre comment ces modifications pourraient se transmettre à la génération suivante pour aboutir à l’homo sapiens internetus… enfin capable de lire simultanément, les 8 fenêtres ouvertes sur son écran.&lt;br/&gt;Et vous, vous êtes multitâches??&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:subtitle>Si vous vivez avec un adolescent, il ne vous aura pas échappé qu’il a développé des capacités curieuses : il est capable de tchater avec 10 personnes simultanément tout en relevant son email et en reg</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Si vous vivez avec un adolescent, il ne vous aura pas échappé qu’il a développé des capacités curieuses : il est capable de tchater avec 10 personnes simultanément tout en relevant son email et en regardant un DVD d’un œil distrait son iPod sur les oreilles. Comme si son cerveau était devenu multitâche…&#13;&#13;Cette notion de « cerveau multitâche » est polémique, elle nous vient directement de l’informatique, pas des neurosciences (ce sont les ordinateurs qui font tourner plusieurs programmes simultanément). Le cerveau est-il multitâche ? Pas franchement, difficile de mener simultanément plusieurs tâches qui sollicitent les mêmes ressources. On peut écrire et mâcher un chewing-gum en même temps mais pas lire et faire des multiplications simultanément.&#13;&#13;Donc, a priori, le cerveau de notre adolescent n’est pas devenu multitâche mais par contre il est capable de zapper rapidement entre diverses tâches en cours. Bien sur, internet, les emails, le téléphone portable, les réseaux sociaux, sont des tentations permanentes de zapping. Le phénomène ne touche pas que les adolescents. Nous aurions en moyenne 8 fenêtres ouvertes sur notre écran d’ordinateur et nous changeons de fenêtre en gros toutes les 25 secondes.&#13;&#13;Quelles sont les conséquences de ce zapping ? Le discours dominant nous dit : c’est mal.&#13;&#13;	-	d’abord cela serait mauvais pour la santé, nous sécrétons lors de ces sessions de zapping répétées de l’adrénaline et des hormones de stress qui, à la longue, sont nocives.&#13;&#13;	-	selon une autre étude, le zapping ferait même baisser votre QI de plus de dix points, soit deux fois plus que si vous aviez consommé du cannabis.&#13;&#13;	-	enfin, en terme de productivité c’est pas terrible. Une étude sortie de chez Microsoft, montre que le temps moyen de retour à une activité normale d’un employé qui relève son email est de 15 min… A l’échelle des USA, la perte de productivité s’élèverait à 650 billions de dollar/an. &#13;&#13;En zappant vous avez le sentiment d’être efficace puisque vous menez plusieurs choses de front, en réalité c’est tout l’inverse car vous perdez un temps fou à vous refocaliser à chaque changement de tâche. Voilà, donc en gros le discours dominant c’est :&#13;Faîte attention à votre attention ! Concentrez-vous ! Ne faites qu’une seule chose à la fois ! C’est là que vous serez le plus performant car votre cerveau n’est pas multitâche !&#13;&#13;A l’opposé de ce discours, d’autres voix défendent le zapping et louent les mérites de la distraction en faisant remarquer que le zapping est un puissant générateur d’association d’idées.  C’est le principe de serendipité qui dérive du terme anglais «serendipity» et qui décrit une expérience bien connue des internautes : si vous vous baladez de liens en liens, au hasard de vos clics vous suivez un chemin imprévisible qui aboutit très souvent à ce que vous ne cherchiez pas. Le processus est très créatif. &#13;&#13;Enfin, il y a aussi ceux qui pensent que la neuroplasticité du cerveau est telle qu’il est en train d’évoluer à grande vitesse stimulé par le zapping. Notre cerveau n’est pas multitâche mais il le deviendrait. Pour le moment, il n’y a pas vraiment d’arguments qui vont dans ce sens. Quand bien même cela serait le cas, il resterait à comprendre comment ces modifications pourraient se transmettre à la génération suivante pour aboutir à l’homo sapiens internetus… enfin capable de lire simultanément, les 8 fenêtres ouvertes sur son écran.&#13;Et vous, vous êtes multitâches??&#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>[...]</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/5/8_%5B...%5D.html</link>
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      <pubDate>Fri, 8 May 2009 12:40:05 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC74-Ninto-1.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/Singing-Cloud_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:199px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Vos parents ont fait l’effort de vous payer des études ; vous avez essayé de vous purifier pendant des heures dans des bibliothèques peu éclairées ; vous vous obligez à regarder ARTE au moins une fois par semaine, préférablement après minuit …&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pourtant, lors d’un dîner chez des amis « alternatifs », vous êtes terrifiés à l’idée de tomber à côté de la grosse lesbienne black par peur de faire une gaffe ... C’est à cause des préjugés millénaires qui vous ont été donnés, en paquet cadeau dans votre inconscient, probablement lorsque vous étiez occupé par la métaphysique d’une tétine en caoutchouc.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour découvrir vos faiblesses et vaincre vos peurs, inutile de dépenser 70€ par séance chez un psy pendant plusieurs mois, voir des années si le psy doit payer sa maison de vacances. Ce qu’il vous faut c’est plutôt une courte visite du &lt;a href=&quot;http://www.lelaboratoire.org/&quot;&gt;Laboratoire&lt;/a&gt;, nouvelle galerie parisienne branchée Art&amp;amp;Science qui présente l’expo « While I Sleep » de la jeune artiste indienne &lt;a href=&quot;http://www.flyinthe.net/&quot;&gt;Shilpa Gupta&lt;/a&gt; et de sa compatriote &lt;a href=&quot;http://www.people.fas.harvard.edu/~banaji/&quot;&gt;Mahzarin Banaji&lt;/a&gt;, professeur de science cognitive à l’université d’Harvard.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La première est une jeune idéaliste rêveuse qui souhaite, je cite, «Voir les gens voler un jour », l’autre est une rescapée soixantuitarde réfugiée aujourd’hui dans l’élite intellectuelle américaine.&lt;br/&gt;  &lt;br/&gt;Si la première vous surprendra par l’élégance structurelle de ses installations, l’autre envahira votre inconscient grâce à ses méthodes de recherche raffinées. Shilpa Gupta matérialise l’inconscient (en photo) et sa dynamique dans une iconographie narrative fait d’objets et de sons du quotidien ; Mahzarin Banaji vous révèle &lt;a href=&quot;https://implicit.harvard.edu/implicit&quot;&gt;en quelques clic&lt;/a&gt; vos préjugés cachés.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Laissez-vous guider par votre inconscient jusqu’au Laboratoire, en sortant vous n’aurait qu’une envie: retrouver la grosse lesbienne black pour lui révéler que vous êtes un macho juif qui mange les enfants.&lt;br/&gt;Ninto</description>
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      <itunes:subtitle>Vos parents ont fait l’effort de vous payer des études ; vous avez essayé de vous purifier pendant des heures dans des bibliothèques peu éclairées ; vous vous obligez à regarder ARTE </itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Vos parents ont fait l’effort de vous payer des études ; vous avez essayé de vous purifier pendant des heures dans des bibliothèques peu éclairées ; vous vous obligez à regarder ARTE au moins une fois par semaine, préférablement après minuit …&#13;&#13;Pourtant, lors d’un dîner chez des amis « alternatifs », vous êtes terrifiés à l’idée de tomber à côté de la grosse lesbienne black par peur de faire une gaffe ... C’est à cause des préjugés millénaires qui vous ont été donnés, en paquet cadeau dans votre inconscient, probablement lorsque vous étiez occupé par la métaphysique d’une tétine en caoutchouc.&#13;&#13;Pour découvrir vos faiblesses et vaincre vos peurs, inutile de dépenser 70€ par séance chez un psy pendant plusieurs mois, voir des années si le psy doit payer sa maison de vacances. Ce qu’il vous faut c’est plutôt une courte visite du Laboratoire, nouvelle galerie parisienne branchée Art&amp;Science qui présente l’expo « While I Sleep » de la jeune artiste indienne Shilpa Gupta et de sa compatriote Mahzarin Banaji, professeur de science cognitive à l’université d’Harvard.&#13;&#13;La première est une jeune idéaliste rêveuse qui souhaite, je cite, «Voir les gens voler un jour », l’autre est une rescapée soixantuitarde réfugiée aujourd’hui dans l’élite intellectuelle américaine.&#13;  &#13;Si la première vous surprendra par l’élégance structurelle de ses installations, l’autre envahira votre inconscient grâce à ses méthodes de recherche raffinées. Shilpa Gupta matérialise l’inconscient (en photo) et sa dynamique dans une iconographie narrative fait d’objets et de sons du quotidien ; Mahzarin Banaji vous révèle en quelques clic vos préjugés cachés.&#13;&#13;Laissez-vous guider par votre inconscient jusqu’au Laboratoire, en sortant vous n’aurait qu’une envie: retrouver la grosse lesbienne black pour lui révéler que vous êtes un macho juif qui mange les enfants.&#13;Ninto</itunes:summary>
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      <title>Les indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/4/24_Les_indispensables_astronomiques_et_astrophysiques_pour_tous.html</link>
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      <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 15:20:09 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC73-JMG.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/Couverture2_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:271px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Sortie du 3e livre d’Alexandre Moatti. Après « Einstein un siècle contre lui » et «  Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous » voilà « &lt;a href=&quot;http://www.maths-et-physique.net/article-30415731.html&quot;&gt;Les indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous&lt;/a&gt;. » aux éditions Odile Jacob.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;200 pages truffées de schémas où sont synthétisés des résultats anciens de l’astronomie avec des découvertes récentes de l’astrophysique. Comme l’indique le titre le but est de rappeler à tous des connaissances de bases,  des « indispensables ». Du genre : comment marche les marées? pourquoi la lune nous présente toujours la même face? qu’est–ce qu’un quasar, un pulsar ou un trou noir, le bing-bang, la vie et la mort des étoiles… etc... etc… Si vous avez des enfants c’est un livre précieux qui vous permettra de rester digne quand ils vous demanderont « Pourquoi le ciel est bleu ? » ou « Pourquoi il fait plus chaud en été ? ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Outre le côté « l’astronomie pour les nuls » ce qui très plaisant c’est que les contenus scientifiques sont contextualisés. Alexandre Moatti nous raconte comment les découvertes ont été faites et qui les a faites. Par exemple, les premières mesures de la vitesse la lumière ou la circonférence de la terre. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le seul petit bémol : vous risquez d’être envahis par une honte grandissante en lisant ce livre sur le thème : «  Mais c’est quand même dingue que je ne sache pas cela ! »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce n’est pas très grave, vous allez vite vous remettre d’autant vous serez désormais protégé des humiliations publiques qui nous menacent tous. Comme &lt;a href=&quot;http://www.tagtele.com/videos/voir/7042&quot;&gt;ce malheureux non-lecteur des Indispensables&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:author>Jean-Marc Galan</itunes:author>
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      <itunes:summary>&#13;Sortie du 3e livre d’Alexandre Moatti. Après « Einstein un siècle contre lui » et «  Les Indispensables mathématiques et physiques pour tous » voilà « Les indispensables astronomiques et astrophysiques pour tous. » aux éditions Odile Jacob.&#13;&#13;200 pages truffées de schémas où sont synthétisés des résultats anciens de l’astronomie avec des découvertes récentes de l’astrophysique. Comme l’indique le titre le but est de rappeler à tous des connaissances de bases,  des « indispensables ». Du genre : comment marche les marées? pourquoi la lune nous présente toujours la même face? qu’est–ce qu’un quasar, un pulsar ou un trou noir, le bing-bang, la vie et la mort des étoiles… etc... etc… Si vous avez des enfants c’est un livre précieux qui vous permettra de rester digne quand ils vous demanderont « Pourquoi le ciel est bleu ? » ou « Pourquoi il fait plus chaud en été ? ». &#13;&#13;Outre le côté « l’astronomie pour les nuls » ce qui très plaisant c’est que les contenus scientifiques sont contextualisés. Alexandre Moatti nous raconte comment les découvertes ont été faites et qui les a faites. Par exemple, les premières mesures de la vitesse la lumière ou la circonférence de la terre. &#13;&#13;Le seul petit bémol : vous risquez d’être envahis par une honte grandissante en lisant ce livre sur le thème : «  Mais c’est quand même dingue que je ne sache pas cela ! »&#13;&#13;Ce n’est pas très grave, vous allez vite vous remettre d’autant vous serez désormais protégé des humiliations publiques qui nous menacent tous. Comme ce malheureux non-lecteur des Indispensables.&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Tête à plaques</title>
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      <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 15:02:25 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC73-Ninto.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/Plaque_Ninto_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:176px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Depuis toujours on sait que les chercheurs ont la tête dans les étoiles et qu’ils ne sont pas trop branchés par la réalité, les gens, la mode, les règles…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si une telle attitude « rebelle » peut vous faire gagner parfois les attentions d’une blondinette aux yeux rêveurs (surtout si elle est chargée au GinTonic), cela ne marche pas si la blondinette en question porte un costume bleu-CRS. Et cela ne marchera pas davantage si vous avez, comme moi, oublié de changer la plaque d’immatriculation de votre Vespa de 1963, car depuis un an vous êtes hypnotisés par le charme rétro des chiffres argentés sur fond noir !!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est justement dans ces conditions que je me suis retrouvé, il y a moins d’une semaine, inutilement fier de mon bac+8 et de mon rôle académique, entouré par 4 CRS, et contraint à les suivre sans discuter. En tentant de communiquer avec eux, j’ai été tout d’abord surpris par leur manque d’intérêt pour la recherche et surtout surpris par leur absence d’esprit de corporation, car on est quand même, moi comme eux, des fonctionnaires ! Mais le doute m’a tout de suite envahi : peut-être que les officiers de police ne savent pas que les chercheurs sont, eux aussi, des fonctionnaires??&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En tout cas, la surprise à bientôt laissé place à la peur quand, à l’intérieur du sombre passage du Chantier (Paris 12e), ils ont décidé de me fouiller. Pourquoi attendre d’être dans un passage caché ?!? Tous les articles lus sur les abus de la police ont commencé à flotter dans mon cerveau... pour se dissiper d’un seul coup quand en appuyant les mains contre le mur, l’officier m’a dit  « on n’est pas dans un film!! ». Je venais de comprendre que mes seules expériences avec la police se sont passées à l’écran. En tout cas, je ne comprenais toujours pas pourquoi on allait au commissariat et mes yeux se baladaient dans les immeubles à côté dans l’espoir de croiser le regard d’une jeune journaliste engagée, prête à mettre mon vécu dans sa gazette.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est seulement en me retrouvant attaché avec d’inconfortables menottes et sans téléphone portable, confisqué à l’instant même où je l’ai sorti de mon sac, que l’idée d’être en état d’arrestation pour utilisation de fausses plaques commençait à se faire une place, parmi les équations et la poussière, dans mon cerveau.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Seule façon pour oublier cette humiliation, chercher un contact humain. Vu que je n’avais plus mon portable, il ne me restait qu’à essayer de discuter avec le dealer de cocaïne installé à mes côtés en attente, lui aussi, d’interrogatoire. Je ne vous cacherais pas qu’il a préféré m’ignorer pour parler avec l’officier qui venait de l’arrêter. On doit être vraiment étranges, nous les chercheurs .&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais bon, mon &lt;a href=&quot;http://www.worldwidewords.org/weirdwords/ww-egy1.htm&quot;&gt;jour égyptien&lt;/a&gt; n’était pas fini. Le coup de grâce m’a été donné d’abord par le sympathique lieutenant Bédouin qui m’invite, lors de mon interrogatoire, à révéler mon salaire, poids lourd à porter mais sûrement pas pour mon portefeuille. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mes 1800 € nets par mois (qui ont choqué le lieutenant Bédouin) n’ont pas surpris son collègue très affirmatif du haut de sa grande stature: «  Ce n’est pas du tout étonnant vu que les Maîtres de Conférences n’ont même pas encore soutenu leur thèse... ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est en entendant ces mots que les années de travail, les jours passés dans des couloirs souterrains, protégé par une grille de Faraday, les équations, et les lignes de code dans des langages inhumains ont commencé à défiler dans mon crâne jusqu’à m’aveugler et me picoter les yeux. Me voilà allongé par terre, le nez rouge comme le plancher. Aucun souvenir après ce moment terrible...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ma plaque d’immatriculation, quant à elle, est passée du noir &lt;a href=&quot;http://www.belles-anciennes.fr/toutes-nos-plaques-immatriculation.htm&quot;&gt;aux lettres argentées&lt;/a&gt; à blanche aux caractères noirs, habillée d’un “FR” bleu institutionnel. Cette mocheté sur ma Vespa de 1963 a acheté ma liberté au commissariat du 12e. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis ce jour là, toute ma recherche s’est arrêtée car la seule chose que je cherche, c’est une terrifiante suite éventuelle dans ma boîte aux lettres. Ils m’ont fait signer pas mal de paperasses, mais pas une seule pour moi m’expliquant si je suis coupable ? Pas coupable ? En attente de jugement ? Boh ? Contactez-moi si vous en savez plus, aidez-moi, expliquez-moi…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La réponse à ces questions, si elle existe, est sûrement perdue dans les piles des dossiers papier écrits à la main, du commissariat du 12e, dans sa confusion, et dans le chaos qui y règne. Obsolète, inefficace, inaccessible, opaque… au commissariat, si je n’étais pas un chercheur, j’aurais tout de suite pensé être au CNRS.&lt;br/&gt;Ninto</description>
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      <itunes:author>Jean-Marc Galan</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Depuis toujours on sait que les chercheurs ont la tête dans les étoiles et qu’ils ne sont pas trop branchés par la réalité, les gens, la mode, les règles…&#13;&#13;Si une telle attitud</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Depuis toujours on sait que les chercheurs ont la tête dans les étoiles et qu’ils ne sont pas trop branchés par la réalité, les gens, la mode, les règles…&#13;&#13;Si une telle attitude « rebelle » peut vous faire gagner parfois les attentions d’une blondinette aux yeux rêveurs (surtout si elle est chargée au GinTonic), cela ne marche pas si la blondinette en question porte un costume bleu-CRS. Et cela ne marchera pas davantage si vous avez, comme moi, oublié de changer la plaque d’immatriculation de votre Vespa de 1963, car depuis un an vous êtes hypnotisés par le charme rétro des chiffres argentés sur fond noir !!&#13; &#13;C’est justement dans ces conditions que je me suis retrouvé, il y a moins d’une semaine, inutilement fier de mon bac+8 et de mon rôle académique, entouré par 4 CRS, et contraint à les suivre sans discuter. En tentant de communiquer avec eux, j’ai été tout d’abord surpris par leur manque d’intérêt pour la recherche et surtout surpris par leur absence d’esprit de corporation, car on est quand même, moi comme eux, des fonctionnaires ! Mais le doute m’a tout de suite envahi : peut-être que les officiers de police ne savent pas que les chercheurs sont, eux aussi, des fonctionnaires??&#13;&#13;En tout cas, la surprise à bientôt laissé place à la peur quand, à l’intérieur du sombre passage du Chantier (Paris 12e), ils ont décidé de me fouiller. Pourquoi attendre d’être dans un passage caché ?!? Tous les articles lus sur les abus de la police ont commencé à flotter dans mon cerveau... pour se dissiper d’un seul coup quand en appuyant les mains contre le mur, l’officier m’a dit  « on n’est pas dans un film!! ». Je venais de comprendre que mes seules expériences avec la police se sont passées à l’écran. En tout cas, je ne comprenais toujours pas pourquoi on allait au commissariat et mes yeux se baladaient dans les immeubles à côté dans l’espoir de croiser le regard d’une jeune journaliste engagée, prête à mettre mon vécu dans sa gazette.&#13;&#13;C’est seulement en me retrouvant attaché avec d’inconfortables menottes et sans téléphone portable, confisqué à l’instant même où je l’ai sorti de mon sac, que l’idée d’être en état d’arrestation pour utilisation de fausses plaques commençait à se faire une place, parmi les équations et la poussière, dans mon cerveau.&#13;&#13;Seule façon pour oublier cette humiliation, chercher un contact humain. Vu que je n’avais plus mon portable, il ne me restait qu’à essayer de discuter avec le dealer de cocaïne installé à mes côtés en attente, lui aussi, d’interrogatoire. Je ne vous cacherais pas qu’il a préféré m’ignorer pour parler avec l’officier qui venait de l’arrêter. On doit être vraiment étranges, nous les chercheurs .&#13;&#13;Mais bon, mon jour égyptien n’était pas fini. Le coup de grâce m’a été donné d’abord par le sympathique lieutenant Bédouin qui m’invite, lors de mon interrogatoire, à</itunes:summary>
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      <title>Pâques au radon</title>
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      <pubDate>Fri, 10 Apr 2009 21:30:48 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC72-Ninto.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/Giampaolo-Giuliani_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:178px; height:163px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Je me suis dit que si on voulait vraiment être pris au sérieux en tant qu’émission scientifique, il fallait toucher un mot du séisme qui s’est abattu cette semaine dans le sud de l’Italie. En particulier j’aimerais pointer mon attention non pas sur le grondement du séisme, mais plutôt sur le petit bruit de sa possible prévision.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et oui, parce que… Au Loto de la Destruction avec un Jackpot de 272 morts et 28 000 sans abris c’est un technicien de l’Institut National de Physique Nucléaire en Italie, Giampaolo Giuliani, qui gagne la meilleure place.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce monsieur, depuis bientôt 10 ans, passe ses journées devant une boite métallique d’un mètre par un mètre qui, semble-t-il, mesure le radon, gaz rare radioactif qui, je ne sais pas bien comment, se trouve aussi à l’intérieur de la croûte terrestre. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et bien, Giampaolo a passé tellement de temps devant son cube à radon que maintenant il pense être aussi capable de prédire les tremblements de Terre ! Je le vois déjà, avec sa veste d’ingénieur en Goretex, aux rayures fluos, frotter dans le noir ses mains sur son cube métallique en cristal et… PUFF sortir une date et un lieu avec la précision d’un prophète aveuglé. Eh bien, même s’il s’était trompé d’une seule semaine, cela a coûté à ce petit jésus en culotte de goretex la crucifixion de la part de tous les scientifiques &lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/fiche/4215752/etait-il-possible-de-prevoir-le-seisme-en-italie.html&quot;&gt;institutionnels&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je dois vous avouer qu’il n’est pas le seul à penser que le radon a de tels pouvoirs divinatoires. Toute une bande de scientifiques plus au moins rigolos font des études là-dessus. Et pas seulement sur le radon, mais aussi sur la réponse électrique des failles, ou la variation de densité en électrons qui se trouvent peinards à 200 km d’altitude dans l’atmosphère.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne veux pas dire que ces études ne sont pas sérieuses, non, non. Cependant, ces techniques, tout comme les techniques de sismologie plus classique, peuvent, à l’heure d’aujourd’hui, simplement nous aider à analyser le cycle sismique. En aucun cas elles ne peuvent nous donner la date, l’heure, et l’amplitude exacte de la fin du monde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Donc, à la place des familles des victimes au lieu de pointer du doigt les sismologues, je pointerais plutôt du doigt les institutions. Ne venez pas me raconter qu’un pays qui se trouve moitié sur la plaque euro-asiatique et moitié sur la plaque africaine ne savait pas être à risque sismique. Il faudrait donc se demander comment les financements d’état à but de prévention ont été dépensés. Je ne sais pas ce qui s’est passé à Aquila, mais à Catane, en Sicile, ces financements ont été utilisés pour faire des parkings. Bon, c’est sûr qu’un parking c’est bien anti-sismique, et en cas de séisme, vous pouvez d'ailleurs y installer votre transat pour admirer votre maison s’effondrer.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je vais donc conclure citant Jonny Rotten, chanteur des Sex Pistols, qui, en parlant de l’Italie disait : « Dans ce pays, il suffit de ne rien prendre au sérieux et tout marchera bien ». C’est d’ailleurs ce qu’a fait le Premier ministre italien Silvio Berlusconi en invitant les sans-abris à profiter de cela comme &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101560951-seisme-les-bons-conseils-de-berlusconi-aux-rescapes&quot;&gt;un week-end de camping&lt;/a&gt;!!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ninto</description>
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      <itunes:author>Jean-Marc Galan</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Je me suis dit que si on voulait vraiment être pris au sérieux en tant qu’émission scientifique, il fallait toucher un mot du séisme qui s’est abattu cette semaine dans le sud de l’Italie. En particulier j’a</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Je me suis dit que si on voulait vraiment être pris au sérieux en tant qu’émission scientifique, il fallait toucher un mot du séisme qui s’est abattu cette semaine dans le sud de l’Italie. En particulier j’aimerais pointer mon attention non pas sur le grondement du séisme, mais plutôt sur le petit bruit de sa possible prévision.&#13;&#13;Et oui, parce que… Au Loto de la Destruction avec un Jackpot de 272 morts et 28 000 sans abris c’est un technicien de l’Institut National de Physique Nucléaire en Italie, Giampaolo Giuliani, qui gagne la meilleure place.&#13;&#13;Ce monsieur, depuis bientôt 10 ans, passe ses journées devant une boite métallique d’un mètre par un mètre qui, semble-t-il, mesure le radon, gaz rare radioactif qui, je ne sais pas bien comment, se trouve aussi à l’intérieur de la croûte terrestre. &#13;&#13;Et bien, Giampaolo a passé tellement de temps devant son cube à radon que maintenant il pense être aussi capable de prédire les tremblements de Terre ! Je le vois déjà, avec sa veste d’ingénieur en Goretex, aux rayures fluos, frotter dans le noir ses mains sur son cube métallique en cristal et… PUFF sortir une date et un lieu avec la précision d’un prophète aveuglé. Eh bien, même s’il s’était trompé d’une seule semaine, cela a coûté à ce petit jésus en culotte de goretex la crucifixion de la part de tous les scientifiques institutionnels.&#13;&#13;Je dois vous avouer qu’il n’est pas le seul à penser que le radon a de tels pouvoirs divinatoires. Toute une bande de scientifiques plus au moins rigolos font des études là-dessus. Et pas seulement sur le radon, mais aussi sur la réponse électrique des failles, ou la variation de densité en électrons qui se trouvent peinards à 200 km d’altitude dans l’atmosphère.&#13;&#13;Je ne veux pas dire que ces études ne sont pas sérieuses, non, non. Cependant, ces techniques, tout comme les techniques de sismologie plus classique, peuvent, à l’heure d’aujourd’hui, simplement nous aider à analyser le cycle sismique. En aucun cas elles ne peuvent nous donner la date, l’heure, et l’amplitude exacte de la fin du monde.&#13;&#13;Donc, à la place des familles des victimes au lieu de pointer du doigt les sismologues, je pointerais plutôt du doigt les institutions. Ne venez pas me raconter qu’un pays qui se trouve moitié sur la plaque euro-asiatique et moitié sur la plaque africaine ne savait pas être à risque sismique. Il faudrait donc se demander comment les financements d’état à but de prévention ont été dépensés. Je ne sais pas ce qui s’est passé à Aquila, mais à Catane, en Sicile, ces financements ont été utilisés pour faire des parkings. Bon, c’est sûr qu’un parking c’est bien anti-sismique, et en cas de séisme, vous pouvez d'ailleurs y installer votre transat pour admirer votre maison s’effondrer.&#13;&#13;Je vais donc conclure citant Jonny Rotten, chanteur des Sex Pistols, qui, en parlant de l’Italie disait : « Dans ce pays, il suffit de ne rien prendre au sérieux et tout marchera bien ». C’est d’ailleurs ce qu’a fait le Premier ministre italien Silvio Berlusconi en invitant les sans-abris à profiter de cela comme un week-end de camping!!&#13;&#13;Ninto</itunes:summary>
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      <title>La fin d’une belle théorie?</title>
      <link>http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Entr%C3%A9es/2009/2/13_La_fin_d%E2%80%99une_belle_th%C3%A9orie.html</link>
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      <pubDate>Fri, 13 Feb 2009 16:07:58 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC68-JMG-Long%20tail.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/referencement-longue-traine_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:227px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La théorie de la longue traîne a du plomb dans l’aile (voir aussi les billets &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/01/22/que-faire-de-la-longue-traine/&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.sciencepresse.qc.ca/node/22821&quot;&gt;2&lt;/a&gt;). Théorie que l’on doit au journaliste américain &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Chris_Anderson_(writer)&quot;&gt;Chris Anderson&lt;/a&gt; et qui prédit que les best-sellers, les tubes, les blockbusters vont être affaiblis par les nouveaux modes de distribution par internet. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans l’économie traditionnelle, 20% des œuvres raflent 80% du chiffre d’affaire. Cette proportion semble s’appliquer à la louche dans de nombreux secteurs de la distribution de produits culturels : disque, cinéma ou livre... Pourquoi en est-il ainsi?? Les libraires ou disquaires ont intérêt à sur-représenter les succès attendus dans leurs étalages et comme leurs magasins ne sont pas extensibles à l’infini, ils le font au détriment des œuvres plus confidentielles, logique. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sur internet rien de tel. L’espace de stockage et quasi illimité. iTunes, Amazon, &amp;amp; Co peuvent proposer à la vente des centaines de milliers d’œuvres sans devoir se limiter à la frange des succès attendus. Conséquence prédite par Chris Anderson : le chiffre d’affaire total généré par ces centaines de milliers d’œuvres confidentielles devrait finir par l’emporter sur les recettes des quelques best-sellers. Un peu à l’image de la longue queue de la comète qui rassemble plus de matière que le brillant noyau central. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;On devrait voir s’inverser la proportion magique du 80-20 grâce à ces nouveaux modes de distribution. Internet qui donnerait enfin une place aux petits producteurs, aux labels obscurs, bref à la diversité tout simplement? La théorie est réjouissante et elle a remporté moults succès d’estime, Chris Anderson, après son &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2005/04/12/la-longue-traine/&quot;&gt;article fondateur&lt;/a&gt; dans &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/&quot;&gt;Wired&lt;/a&gt; en 2005 en a fait &lt;a href=&quot;http://www.longtail.com/&quot;&gt;un Blog&lt;/a&gt; puis un &lt;a href=&quot;http://astore.amazon.fr/internetnet-21/detail/2744062693&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; à succès.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deux études récentes viennent relativiser considérablement la théorie de la longue traîne :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telco2.net/blog/2008/11/exclusive_interview_will_page.html&quot;&gt;La première&lt;/a&gt; émane d’un organisme britannique de gestion des droits des musiciens. Sur 13 millions de titres disponibles au téléchargement, 10 millions ne réalisent aucune vente et 3% du total des titres vendus concentrent 80% du chiffre d’affaires. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En France, les économistes Pierre-Jean Benghozi et Françoise Benhamou qui ont étudié les ventes en ligne de CD musicaux et de DVD arrivent au même genre de résultat (&lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/fr/traine.pdf&quot;&gt;téléchargeable en .pdf&lt;/a&gt;): pour la musique, “moins de 10% des produits représentent plus de 90% des ventes” ; les 10 titres les plus vendus ont même tendance à augmenter leur part dans les recettes totales. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’économie des “hits” n’a pas beaucoup souffert de la numérisation et la traîne ne génère pas beaucoup plus de ventes qu’avant… Faut-il enterrer la longue traîne pour autant ? Ce qui reste vrai, c’est que la numérisation des œuvres a bel et bien permis une explosion et une diversification de l’offre. Ce qui n’a pas suivi ce sont les usages des consommateurs, qui restent fidèles à un mode de consommation traditionnel assez peu ouvert à la diversité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La diversité est offerte sur internet mais on ne s’en sert pas. Un exemple de plus qui vient nous rappeler que les usages sont bien souvent limitants par rapport aux technos. On a des GPS sur nos téléphones portables, ce n’est pas pour autant qu’on les utilise. La puissance des micro-ordinateurs suit une croissance exponentielle, mais on n’est toujours pas foutu de faire des  sauvegardes régulières de nos disques durs… etc…etc… les technos évoluent vite, beaucoup plus vite que les usages que l’on est capable d’en faire. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:subtitle>La théorie de la longue traîne a du plomb dans l’aile (voir aussi les billets 1, 2). Théorie que l’on doit au journaliste américain Chris Anderson et qui prédit que les best-sellers, les tubes, les blockbusters </itunes:subtitle>
      <itunes:summary>La théorie de la longue traîne a du plomb dans l’aile (voir aussi les billets 1, 2). Théorie que l’on doit au journaliste américain Chris Anderson et qui prédit que les best-sellers, les tubes, les blockbusters vont être affaiblis par les nouveaux modes de distribution par internet. &#13;&#13;Dans l’économie traditionnelle, 20% des œuvres raflent 80% du chiffre d’affaire. Cette proportion semble s’appliquer à la louche dans de nombreux secteurs de la distribution de produits culturels : disque, cinéma ou livre... Pourquoi en est-il ainsi?? Les libraires ou disquaires ont intérêt à sur-représenter les succès attendus dans leurs étalages et comme leurs magasins ne sont pas extensibles à l’infini, ils le font au détriment des œuvres plus confidentielles, logique. &#13;&#13;Sur internet rien de tel. L’espace de stockage et quasi illimité. iTunes, Amazon, &amp; Co peuvent proposer à la vente des centaines de milliers d’œuvres sans devoir se limiter à la frange des succès attendus. Conséquence prédite par Chris Anderson : le chiffre d’affaire total généré par ces centaines de milliers d’œuvres confidentielles devrait finir par l’emporter sur les recettes des quelques best-sellers. Un peu à l’image de la longue queue de la comète qui rassemble plus de matière que le brillant noyau central. &#13;&#13;On devrait voir s’inverser la proportion magique du 80-20 grâce à ces nouveaux modes de distribution. Internet qui donnerait enfin une place aux petits producteurs, aux labels obscurs, bref à la diversité tout simplement? La théorie est réjouissante et elle a remporté moults succès d’estime, Chris Anderson, après son article fondateur dans Wired en 2005 en a fait un Blog puis un livre à succès.&#13;&#13;Deux études récentes viennent relativiser considérablement la théorie de la longue traîne :&#13;La première émane d’un organisme britannique de gestion des droits des musiciens. Sur 13 millions de titres disponibles au téléchargement, 10 millions ne réalisent aucune vente et 3% du total des titres vendus concentrent 80% du chiffre d’affaires. &#13;&#13;En France, les économistes Pierre-Jean Benghozi et Françoise Benhamou qui ont étudié les ventes en ligne de CD musicaux et de DVD arrivent au même genre de résultat (téléchargeable en .pdf): pour la musique, “moins de 10% des produits représentent plus de 90% des ventes” ; les 10 titres les plus vendus ont même tendance à augmenter leur part dans les recettes totales. &#13;&#13;L’économie des “hits” n’a pas beaucoup souffert de la numérisation et la traîne ne génère pas beaucoup plus de ventes qu’avant… Faut-il enterrer la longue traîne pour autant ? Ce qui reste vrai, c’est que la numérisation des œuvres a bel et bien permis une explosion et une diversification de l’offre. Ce qui n’a pas suivi ce sont les usages des consommateurs, qui restent fidèles à un mode de consommation traditionnel assez peu ouvert à la diversité.&#13;&#13;La diversité est offerte sur internet mais on ne s’en sert pas. Un exemple de plus qui vient nous rappeler que les usages sont bien souvent limitants par rapport aux technos. On a des GPS sur nos téléphones portables, ce n’est pas pour autant qu’on les utilise. La puissance des micro-ordinateurs suit une croissance exponentielle, mais on n’est toujours pas foutu de faire des  sauvegardes régulières de nos disques durs… etc…etc… les technos évoluent vite, beaucoup plus vite que les usages que l’on est capable d’en faire. &#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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      <title>Wiki mon ami</title>
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      <pubDate>Fri, 23 Jan 2009 23:27:32 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Media/REC67-JMG-wiki.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rechercheencours.fr/REC/Blogcast/Media/455022a-i2.0_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:196px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Génomique, radiotélescopes, &lt;a href=&quot;http://public.web.cern.ch/Public/fr/LHC/LHC-fr.html&quot;&gt;LHC&lt;/a&gt; ... la science moderne génère des flots de données à jet continu. Même frénésie en SHS où la numérisation d‘archives de tout poil vient grossir le flot. Comment exploiter et archiver au mieux ces données? Leur assurer pérennité, interopérabilité et accessibilité? Qui se colle au pensum? Pas si simple...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deux approches, non mutuellement exclusives, se côtoient :&lt;br/&gt;	1.	l’approche top-down, où les données sont triées, vérifiées à la main, compilées, dans d’immenses bases de données par des experts. Qui peut faire cela ? De grandes universités ou des agences de recherches publiques (le &lt;a href=&quot;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/&quot;&gt;NCBI&lt;/a&gt; américain, la &lt;a href=&quot;http://www.nasa.gov/&quot;&gt;NASA&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ebi.ac.uk/&quot;&gt;l’EBI&lt;/a&gt; européen...). Cela fonctionne mais c’est un travail colossal et coûteux. Il serait étonnant que ce type de structures, d’agence, n’explose pas, tôt ou tard, sous le flot d’informations sans cesse croissant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	1.	l’approche bottom-up fait appel à l’intelligence collective de la communauté scientifique pour ordonner ces infos. L’outil roi pour faire cela c’est le Wiki de science.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour faire simple un Wiki de science, c’est un mini &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; consacré à un sous-domaine scientifique précis, ou un objet de recherche particulier. Par exemple, &lt;a href=&quot;http://ecoliwiki.net/colipedia/index.php/Welcome_to_EcoliWiki&quot;&gt;EcoliWIKI&lt;/a&gt; est consacré à la bactérie E.Coli. &lt;a href=&quot;http://www.proteopedia.org/wiki/index.php/Main_Page&quot;&gt;Proteopedia&lt;/a&gt; aux structures 3D de protéines... (&lt;a href=&quot;http://www.sciencepresse.qc.ca/node/22663&quot;&gt;ici une liste&lt;/a&gt; des principaux Wikis en biologie).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Wikis de science émanent pour la plupart de petites structures, d’une équipe, d’un laboratoire… Ils reprennent tous le principe de base qui a fait le succès de Wikipedia: des articles très simplement modifiables et consultables par tous.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’esprit du Wiki s’instille aussi dans des bases de données classiques, compilées par de grosses structures (universités, agences) qui introduisent une dose de collaboratif, en ouvrant des espaces Wiki en complément de leurs pages traditionnelles. C’est le cas de &lt;a href=&quot;http://www.yeastgenome.org/&quot;&gt;SGD&lt;/a&gt;, une base de données consacrée à la levure de bière.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Wikis de science peuvent-ils marcher? Comment motiver les scientifiques à mouiller la blouse de façon anonyme, gratuite, pour les alimenter? Pas gagné... les chercheurs évoluent dans un milieu hyper-compétitif où personne n’a vraiment le temps pour le superflu.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Certains Wikis essaient d’enclencher un rapport gagnant-gagnant pour les contributeurs. Par exemple, en leur proposant un service d’alerte qui les avertit par email dès qu’un article de leur choix a été modifié. Une sorte d’outil de veille scientifique très réactif. D’autres comme &lt;a href=&quot;http://www.wikigenes.org/&quot;&gt;WikiGenes&lt;/a&gt; vont plus loin en foulant aux pieds un des principes fondateurs de Wikipedia :&lt;a href=&quot;http://www.nature.com/ng/journal/v40/n9/full/ng.f.217.html&quot;&gt; l’anonymat des contributeurs&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sur &lt;a href=&quot;http://www.wikigenes.org/&quot;&gt;WikiGenes&lt;/a&gt;, si vous faites un clic droit sur n’importe quel fragment d’info le ou les noms des contributeurs apparaissent. Vous pouvez même noter, attribuer des étoiles à chaque contributeur. C’est assez malin, le Wiki est combiné ici à un mécanisme beaucoup plus traditionnel et qui a fait ses preuves en science : la reconnaissance par les pairs. Serait-ce la recette pour intégrer en douceur ces démarches collaboratives dans les rouages intimes de la recherche?  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A coté des Wikis, d’autres expériences de science 2.0 fleurissent : les blogs de science, l’informatique partagée... etc (Cf ces billets &lt;a href=&quot;Entr%C3%A9es/2008/11/28_Identification_%26_Muppet_Show.html&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;Entr%C3%A9es/2008/9/12_Science_2.0_-_bis.html&quot;&gt;2&lt;/a&gt; ). Il y a fort à parier que parmi ces initiatives peu seront pérennes. Celles qui resteront vont-elles changer radicalement notre façon de diffuser des contenus scientifiques? &lt;a href=&quot;http://liquidpub.org/&quot;&gt;Certains&lt;/a&gt; le prédisent et l’appellent de leur voeux. Comme si le système de publication traditionnel était à bout de souffle... qu’en pensez-vous ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;JMG</description>
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      <itunes:summary>Génomique, radiotélescopes, LHC ... la science moderne génère des flots de données à jet continu. Même frénésie en SHS où la numérisation d‘archives de tout poil vient grossir le flot. Comment exploiter et archiver au mieux ces données? Leur assurer pérennité, interopérabilité et accessibilité? Qui se colle au pensum? Pas si simple...&#13;&#13;Deux approches, non mutuellement exclusives, se côtoient :&#13;	1.	l’approche top-down, où les données sont triées, vérifiées à la main, compilées, dans d’immenses bases de données par des experts. Qui peut faire cela ? De grandes universités ou des agences de recherches publiques (le NCBI américain, la NASA, l’EBI européen...). Cela fonctionne mais c’est un travail colossal et coûteux. Il serait étonnant que ce type de structures, d’agence, n’explose pas, tôt ou tard, sous le flot d’informations sans cesse croissant.&#13;&#13;	1.	l’approche bottom-up fait appel à l’intelligence collective de la communauté scientifique pour ordonner ces infos. L’outil roi pour faire cela c’est le Wiki de science.&#13;&#13;Pour faire simple un Wiki de science, c’est un mini Wikipedia consacré à un sous-domaine scientifique précis, ou un objet de recherche particulier. Par exemple, EcoliWIKI est consacré à la bactérie E.Coli. Proteopedia aux structures 3D de protéines... (ici une liste des principaux Wikis en biologie).&#13;&#13;Les Wikis de science émanent pour la plupart de petites structures, d’une équipe, d’un laboratoire… Ils reprennent tous le principe de base qui a fait le succès de Wikipedia: des articles très simplement modifiables et consultables par tous.&#13;&#13;L’esprit du Wiki s’instille aussi dans des bases de données classiques, compilées par de grosses structures (universités, agences) qui introduisent une dose de collaboratif, en ouvrant des espaces Wiki en complément de leurs pages traditionnelles. C’est le cas de SGD, une base de données consacrée à la levure de bière.&#13; &#13;Les Wikis de science peuvent-ils marcher? Comment motiver les scientifiques à mouiller la blouse de façon anonyme, gratuite, pour les alimenter? Pas gagné... les chercheurs évoluent dans un milieu hyper-compétitif où personne n’a vraiment le temps pour le superflu.&#13;&#13;Certains Wikis essaient d’enclencher un rapport gagnant-gagnant pour les contributeurs. Par exemple, en leur proposant un service d’alerte qui les avertit par email dès qu’un article de leur choix a été modifié. Une sorte d’outil de veille scientifique très réactif. D’autres comme WikiGenes vont plus loin en foulant aux pieds un des principes fondateurs de Wikipedia : l’anonymat des contributeurs. &#13;&#13;Sur WikiGenes, si vous faites un clic droit sur n’importe quel fragment d’info le ou les noms des contributeurs apparaissent. Vous pouvez même noter, attribuer des étoiles à chaque contributeur. C’est assez malin, le Wiki est combiné ici à un mécanisme beaucoup plus traditionnel et qui a fait ses preuves en science : la reconnaissance par les pairs. Serait-ce la recette pour intégrer en douceur ces démarches collaboratives dans les rouages intimes de la recherche?  &#13;&#13;A coté des Wikis, d’autres expériences de science 2.0 fleurissent : les blogs de science, l’informatique partagée... etc (Cf ces billets 1, 2 ). Il y a fort à parier que parmi ces initiatives peu seront pérennes. Celles qui resteront vont-elles changer radicalement notre façon de diffuser des contenus scientifiques? Certains le prédisent et l’appellent de leur voeux. Comme si le système de publication traditionnel était à bout de souffle... qu’en pensez-vous ?&#13;&#13;JMG</itunes:summary>
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